Français f1433

La comédie

​​La comédie présente les travers de l’être humain dans le but de faire rire. Pour ce faire, ce genre met en évidence un trait de caractère, une situation injuste, à travers un jeu d'acteur dans lequel tout est grossi, exagéré.


Dans une comédie, tout est plus grand que nature : les personnages ont une personnalité jouée de manière exagérée, les situations sont des plus loufoques et les paroles échangées tiennent de la caricature.

C’est pour contribuer à ce grossissement des traits caractéristiques de l’humour que l’on y retrouve régulièrement certains procédés stylistiques comme :

1. L’hyperbole
2. La métaphore
3. La comparaison 
4. L’ironie

 

Dans une pièce comique, la critique demeure présente malgré le jeu caricatural et les situations absurdes.

1. L'Avare de Molière
2. Les voisins de Louis Saia et Claude Meunier
3. Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux

  • L'Avare, comédie très représentative du génie de Molière, est encore jouée aujourd'hui, plus de trois siècles après sa création. Dans cette pièce, l'auteur critique l'avarice, le sexisme, les conditions des domestiques et l'égoïsme.

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Les caractéristiques de la comédie

1. Elle met en scène des personnages ordinaires qui vivent une vie normale.

2. Elle a pour but d'être moralisatrice et didactique. En effet,  elle se moque des comportements humains afin de les corriger.

3. Elle fait rire et le dénouement est généralement heureux.​

Les procédés comiques

1.Le comique de mots

Il utilise les ressources de la langue : répétitions, jeux de mots, calembours, jargon, etc.

2. Le comique de gestes

Il présente des gestes qui font rire: coups, grimaces, chutes, etc.

3. Le comique de situation

Il présente des rencontres imprévues, des quiproquos, des surprises, des malentendus, etc.

4. Le comique de caractère

Il exagère les défauts, les vices, des personnages.

Dans une même comédie, on peut retrouver plusieurs procédés comiques. 

Les formes de la comédie 

1. La farce est une courte pièce grossière qui utilise la gestuelle, les quiproquos, etc. Les personnages sont caricaturés.


2. La commedia dell'arte met en scène des des acteurs masqués qui font de l'improvisation et qui démontrent de la naïveté, de la ruse et de l'ingéniosité.


3. La comédie de caractère présente des personnages dont les vices sont les déclencheurs de l'intrigue.


4. La comédie de mœurs peint les  travers d'une société.


5. La «grande» comédie est consituée de cinq actes, en vers, et respecte les règles du théâtre classique et vise à faire ressortir une vérité sur l'être humain.


6. Le vaudeville est un mélange entre le comique de situation et le comique de mots, il se caractérise par la présence de plusieurs  rebondissements.

 

Les auteurs cé​lèbres

1. Molière​ (1622-1673): Les Précieuses ridicules, Les Femmes savantes, Le Misanthrope ou L'Atrabilaire amoureux, Dom Juan ou le Festin de pierre, etc.

2. Marivaux (1688-1763): Le Jeu de l'amour et du hasard, Les Fausses Confidences, etc. 

3. Beaumarchais (1732-1799) : Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile, La Folle journée, ou le Mariage de Figaro, etc.​

​​Voici un extrait de L' Avare de Molière, Acte I scène III: 

HARPAGON, LA FLÈCHE.

HARPAGON.Hors d’ici tout à l’heure, et qu’on ne réplique pas. Allons, que l’on détale de chez moi, maître juré filou ; vrai gibier de potence.

LA FLÈCHE. Je n’ai jamais rien vu de si méchant que ce maudit vieillard ; et je pense, sauf correction [i] , qu’il a le diable au corps.

HARPAGON. Tu murmures entre tes dents.

LA FLÈCHE. Pourquoi me chassez-vous ?

HARPAGON. C’est bien à toi, pendard ; à me demander des raisons : sors vite, que je ne t’assomme.

LA FLÈCHE. Qu’est-ce que je vous ai fait ?

HARPAGON. Tu m’as fait, que je veux que tu sortes.

LA FLÈCHE. Mon maître, votre fils, m’a donné ordre de l’attendre.

HARPAGON.​ Va-t’en l’attendre dans la rue, et ne sois point dans ma maison planté tout droit comme un piquet, à observer ce qui se passe, et faire ton profit de tout. Je ne veux point avoir sans cesse devant moi un espion de mes affaires ; un traître, dont les yeux maudits assiégent toutes mes actions, dévorent ce que je possède, et furettent de tous côtés pour voir s’il n’y a rien à voler.​

source


À consulter :

Le texte théâtral

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Les références