Français f1635

Le récit psychologique

Le récit psychologique tend à mettre en évidence les mécanismes de la psychologie de l'homme.


Comprendre le récit psychologique
Les procédés d'écriture du récit psychologique

Comprendre le récit psychologique

Les personnages

Dans un récit psychologique, les personnages sont considérés comme des êtres humains à part entière. Ainsi, ils ont une profondeur, des réflexions, des émotions, des contradictions, des préférences, des peurs, des craintes, des défauts, des maladies, etc. Ils sont en constante évolution et ont été façonnés par les événements et les êtres auxquels ils ont été confrontés.

Au cours du récit, le personnage principal sera souvent partagé entre l'amour et la vertu, le désir et le renoncement. Ainsi, le lecteur comprendra toute la complexité du personnage et de sa nature humaine en observant ses attitudes, ses réflexions, ses paroles, ses choix, ses actions, le regard des autres personnages, etc.

Les influences

Les récits psychologiques ont grandement été influencés par les découvertes et les nouvelles pratiques en psychologie. La psychanalyse en est un très bon exemple.

La psychanalyse tend à découvrir les raisons inconscientes qui poussent une personne à agir, à comprendre ses origines cachées.

Les genres de prédilection

Deux genres se prêtre parfaitement au récit psychologique : le roman et la nouvelle.

Les procédés d'écriture du récit psychologique

Le monologue

Le monologue permet d'avoir accès aux pensées et aux réflexions du personnage. Ce type de discours est donc très utile dans un récit psychologique.

Le point de vue

Le point de vue du personnage en dit long sur ses valeurs, ses motivations et sa personnalité. L'auteur nous fait voir le point de vue du personnage à travers la modalisation de son discours.

Le narrateur

Les auteurs utilisent souvent le narrateur personnage principal dans leurs récits psychologiques. Ainsi, le narrateur et le personnage principal se confondent en une seule et même personne. Il peut donc nous livrer plus facilement son interprétation des événements et cela empêche le récit d'être pollué par le point de vue d'une tierce personne, c'est-à-dire un narrateur omniscient ou autre personnage.

Le style d'écriture

Il arrive parfois que le style d'écriture de l'auteur (ou procédés stylistiques) reflète la personnalité du personnage. Par exemple, des phrases courtes et fractionnées par de la ponctuation peuvent être le signe d'un personnage impatient, anxieux ou en colère.

Les symboles

Dans un récit psychologique, les objets, les personnages et les lieux sont chargés de symboles. C'est ce qui amène une dimension plus profonde à l'histoire.

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Les notions abordées dans cette fiche dépassent celles qui sont vues au secondaire. Il s'agit ici d'un complément pour ceux qui sont curieux d'en savoir plus.

La naissance du récit psychologique

Le premier roman psychologique, Le Dit du Genji, apparait au 11e siècle, au Japon.

Le récit psychologique se retrouve, en quelque sorte, dans tous les genres littéraires (romans, nouvelles, contes, etc.). Mais c'est vraiment vers la fin du 19e siècle qu'il devient populaire auprès des auteurs. À cette époque, les romanciers veulent se rapprocher le plus possible de l'intériorité du personnage pour comprendre sa psychologie. Ainsi, l'intrigue, les lieux, la description et la société du roman passent, dans certains cas, au second plan.

Le récit psychologique (aussi nommé récit d'analyse) a grandement été influencé par les courants réaliste et naturaliste en littérature. Dans les autres sciences, c'est la psychologie qui remporte la palme, mais l'influence de la philosophie (surtout l'humanisme) et de la sociologie n'est pas à négliger. 

Les auteurs célèbres

Alfred de Musset (1810-1857) : La confession d'un enfant du siècle.

André Gide (1869-1951) : La porte étroite.

Arthur Schnitzler (1862-1931) : Le sous-lieutenant Gustel.

Benjamin Constant (1767-1830) : Le cahier rouge, Adolphe.

Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) : Voyage au bout de la nuit.

George Sand (pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin) (1804-1876) : Indiana.

Guillaume Vigneault (1970 - ) : Chercher le vent, Carnets de naufrage.

Guy Lalancette (1948 -  ) : L'Épivardé, La conscience d'Éliah, etc.

Henry James
 (1843-1916) : Ce que savait Maisie, Les dépouilles de Poynton, Les papiers d'Aspern, Le menteur, etc.

James Joyce
 (1882-1941) : Ulysse.

Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux
 (1688-1763) : La vie de Marianne, Le paysan parvenu.

Jean Jacques Rousseau
 (1712-1778) : La nouvelle Héloïse.

Madame de La Fayette
 (1634-1693) : La princesse de Clèves.

Madame de Staël
 (1766-1817) : Corinne.

Marcel Proust 
(1871-1922) : À la recherche du temps perdu.

Paul Bourget
 (1852-1935) : Cruelle énigme, L'étape, Un divorce, Le démon de midi, Un crime d'amour, André Cornélis, Cosmopolis, Mensonges, Le disciple, etc.

Pierre Choderlos de Laclos
 (1741-1803) : Les liaisons dangereuses.

Charles-Augustin Sainte-Beuve
 (1804-1869) : Volupté.

Stendhal
 (pseudonyme d'Henri Beyle) (1783-1842) : Le rouge et le noir, La Chartreuse de Parme, Lucien Leuwen, Armance, etc.

Virginia Woolf
 (1882-1941) : Les vagues, Mrs Dalloway, etc.

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Les exercices
Les références