Histoire h1124

Transports

Industrialisation et essor des transports

Lorsque l’on parle de transports, on désigne à la fois les transports de marchandises et de personnes, qui peuvent se déplacer à l’intérieur de la ville, d’une région, d’un pays, voire sur l’ensemble du globe.

Les transports existent depuis les débuts de l’histoire humaine. Ils ont grandement évolué au cours de l’Histoire, en fonction des technologies et des infrastructures disponibles.

Jusqu’au 19e siècle, les transports dépendaient principalement de la force musculaire (des hommes ou des animaux) ou de la force mécanique (bois, eau, vent). La situation a radicalement changé au milieu du 19e siècle, lorsque des découvertes majeures et l’amélioration des techniques ont favorisé un essor des transports.
 
En plus d’être lié aux innovations techniques, l’essor des transports a aussi été causé par l’industrialisation. Les matières premières, principalement le charbon, étaient très recherchées. Il fallait établir des réseaux de transports fiables pour assurer les livraisons de matières premières, des marchandises et des produits usinés.
 
L’arrivée des machines à vapeur dans les transports terrestres et maritimes a augmenté l’efficacité des déplacements. La machine à vapeur a permis le développement d’une économie globale : les régions se développaient en fonction des industries, des marchés de consommation et de l’approvisionnement en matières premières. Tous ces développements étaient faits autour des principaux axes de transports.


Le premier véhicule à vapeur

Les principaux ports étaient reliés aux régions du pays par les voies de chemin de fer, les routes et le réseau de voies navigables.

De plus, de nouvelles techniques de forage ont permis d’ouvrir de nouvelles voies, en outrepassant les barrières naturelles. C’est à cette époque que les canaux furent aménagés, facilitant le transport maritime, dont le canal de Suez et le canal de Panama. L’aménagement de tunnels a également permis aux routes et aux chemins de fer de franchir les montagnes, ouvrant ainsi de nouveaux territoires.

L’aménagement du tunnel sous la Manche a facilité les déplacements entre la France et la Grande-Bretagne.

Après avoir conquis les territoires terrestres, maritimes et aériens, les gens se sont mis à rêver à l’espace. Cette exploration a ouvert la voie aux satellites, aux expéditions vers la lune et aux recherches menées sur Mars.

Transports et urbanisation

Les nouveaux moyens de transport et leurs axes en développement ont occasionné une modification importante du territoire et de son aménagement. Avec l’industrialisation, les populations migraient massivement vers les villes. Cette forte urbanisation a créé de nouveaux besoins en transports urbains. Ceux-ci ont été comblés par les premiers modes de transport en commun : omnibus, tramway, trolleybus.
 
Au fur et à mesure que les moyens de transport se diversifiaient et se développaient, les villes prenaient plus d’expansion. Le moteur électrique des locomotives, à la fin du 19e siècle, a facilité les déplacements urbains et périphériques. Les agglomérations urbaines se développaient grâce aux moyens de transport. Ces derniers facilitaient l’urbanisation et le développement du territoire urbain. Ce fut encore plus important avec l’arrivée de la voiture et le développement des autoroutes.
 
Le 20e siècle représente donc le moment où la mobilité des gens était en croissance. Les gens n’avaient plus nécessairement à habiter près de leur lieu de travail. Les transports et l’étalement urbain sont fortement liés et s’influencent mutuellement.

Les transports : un enjeu politique et environnemental

Aujourd’hui, les transports jouent encore un rôle important dans le développement des régions et dans l’aménagement du territoire. Pour les dirigeants, les transports constituent encore un thème important puisque l’aménagement des infrastructures (routes, autoroutes, chemin de fer, métro, tramway) de transport va modifier le développement économique et social des territoires.
 
Lorsqu’ils mettent en branle un nouveau projet, les dirigeants doivent tenir compte de la rentabilité, de l’utilité et du développement économique lié au transport, tant au niveau régional, national qu’international. Les différents moyens de transport concurrencent fortement les uns par rapport aux autres. Leur aménagement doit en tenir compte.

Aujourd'hui, les enjeux environnementaux prennent une place importante dans les décisions relatives au transport, de manière à mettre en valeur des modes de transport plus efficaces et moins énergivores.

Automobile

Au début du 20e siècle, peu de voitures circulaient dans les rues. À l’époque, seuls les gens très riches possédaient une voiture, les autres circulaient à pied, à bicyclette, à cheval ou en tramway. Plusieurs innovations techniques ont favorisé l’essor de la voiture au 20e siècle.
 
L’histoire de la voiture a commencé avec la machine à vapeur. Dès 1770, les premiers essais visaient à mettre sur pied un véhicule terrestre fonctionnant à la vapeur. En 1891, les pneus gonflables étaient inventés. En 1895, ces pneus étaient installés sur les voitures. Grâce à cette innovation, les déplacements en voiture étaient plus stables et plus sécuritaires.
 
Au même moment, c’est le développement du moteur à explosion qui a permis aux voitures de rouler plus rapidement et plus efficacement. Les premiers modèles de voiture munie d’un moteur à explosion furent commercialisés en 1891. Ce qui a réellement augmenté l’accessibilité à la voiture ce sont les théories du travail de Taylor et de Ford.


Le Modèle T de Ford, premier modèle de voiture usinée

Les voitures ont occupé une plus grande place dans la société à l’entre-deux-guerres. C’est pendant cette période que les voitures étaient plus stables, plus accessibles. Le réseau routier commençait d’ailleurs à se mettre sur pied.
 
Après la Deuxième Guerre mondiale, la production de voiture a radicalement augmenté. Les innovations étaient à la fois d’ordre technique et esthétique. La carrosserie fut améliorée pour augmenter la protection tandis que la cabine était redessinée pour améliorer le confort du conducteur et des passagers.

La fin du 20e siècle fut marquée par des polémiques autour de la voiture et de son impact sur l’environnement. Plusieurs villes ont d’ailleurs entrepris de réduire l’espace accordé aux voitures afin de laisser plus de place aux transports urbains.

Le réseau routier

En 1815, John Loudon Macadam expérimentait de nouvelles méthodes de revêtement pour les rues. Les pavés ne convenaient plus aux nouvelles réalités de la vie en ville : essor des voitures et transport urbain.


John Loudon Macadam

Macadam souhaitait ainsi créer un revêtement qui conviendrait au trafic plus affluent et plus rapide. Ses nouvelles routes n’étaient plus faites à partir de grosses roches plates, mais plutôt par de la fine roche tassée et liée par du sable et de l’eau. Rapidement, ces chaussées se révélèrent plus résistantes et plus imperméables.
 
Pendant la révolution industrielle, le transport commercial a connu une forte croissance. Les routes ont dû s’adapter à cette nouvelle réalité : le transport de marchandises exigeait des routes plus larges, moins sinueuses. Les techniques de l’époque ne pouvaient répondre à ces demandes. C’est pourquoi le chemin de fer s’occupait des déplacements sur les grands parcours. Le train roulait plus rapidement que les voitures.
 
C’est pour cette raison que la route était complémentaire au réseau ferroviaire. Le réseau routier remplissait les mailles. Dès 1859, les conditions du réseau routier pouvaient s’améliorer grâce à l’invention du rouleau compresseur. La technique mise au point par Macadam s’en trouvait grandement améliorée. Le véritable essor du réseau routier est fortement lié à celui de la voiture et s’est effectué au début du 20e siècle. De nouvelles techniques de revêtement, le moteur à explosion, l’utilisation des pneumatiques et la production de voitures en série ont fait croître le réseau routier.
 
Le besoin de voyager plus rapidement et de manière sécuritaire a fait naître les premières autoroutes. Le concept de voie rapide, conçue avec des chaussées séparées, sans carrefour et sans croisement est né en Allemagne en 1909. Les autoroutes ont connu une importante croissance après la Première Guerre mondiale. En 1924, la première autoroute moderne était ouverte en Italie. Tous les pays se lançaient dans la construction d’autoroutes.

Lorsque Hitler a pris le pouvoir, il a lancé un vaste programme de construction d’autoroutes. En 1942, il avait déjà fait construire 2 108 kilomètres. Au sortir de la guerre, l’Allemagne pouvait profiter de 3 800 kilomètres d’autoroutes.

C’est dans le dernier tiers du 20e siècle que la concurrence entre la route et le rail a considérablement augmenté. Les routes, de meilleure qualité, supportaient mieux le trafic et le tonnage. De plus, les nouvelles routes permettaient d’y circuler plus rapidement. Le réseau routier prenait de l’expansion et était plus souple que le train puisque les voitures ne dépendaient ni des rails ni des gares.
 
Le transport de marchandises a connu un fort développement grâce à l’amélioration du réseau routier et aussi grâce aux camions et semi-remorques qui ont fait leur apparition. Le fonctionnement des systèmes de transport a également contribué à donner l’avantage à la route. En effet, alors que la société de chemin de fer est responsable de son réseau (investir pour la construction et l’entretien des voies ferrées, pour l’achat et l’entretien du matériel roulant), les compagnies de camionnage profitent des routes et des autoroutes financées et entretenues par l’État.

Chemins de fer

L’utilisation massive du chemin de fer a été possible grâce à deux inventions majeures : le rail et la locomotive. Le rail était un concept déjà présent dans l’Antiquité alors que les chaussées étaient enclavées pour guider les roues des chars. Au Moyen Âge, les rails de bois étaient également utilisés dans les mines.
 
Au 18e siècle, les rails n’étaient plus en bois, mais en métal. On les utilisait pour transporter du matériel lourd, tel que le charbon. La traction était assurée par des chevaux. Bien que l’on associe souvent les chemins de fer et la machine à vapeur, les premières machines à vapeur n’étaient pas destinées au rail. La première locomotive roulant sur rails a été conçue à la toute fin du 18e siècle.

En 1804, une locomotive réussissait à parcourir 15 kilomètres, à une vitesse de 8 km/h. Cette vitesse peut sembler risible aujourd’hui, mais c’était une innovation à l’époque, d’autant plus que cette locomotive tirait 5 wagons pleins de charbons et 70 hommes.


La première locomotive


La locomotive Puffing Billy (cliquer pour agrandir)

Les premières voies ferrées ont servi au transport de minerai. Les voies liaient alors les mines, les canaux, les ports et les usines. L’avantage du rail était principalement de pouvoir transporter de très lourdes charges. Peu à peu, les chemins de fer s’amélioraient et les gens réclamaient du transport de voyageurs. En 1821, la première ligne réservée aux voyageurs était mise en service.

 
La locomotive Locomotion

Les innovations techniques ont rapidement permis aux locomotives d’être plus performantes. En 1829, la Rocket était capable de remorquer 40 tonnes, en maintenant une vitesse de 20 km/h. Elle était même capable d’atteindre des pointes à 46 km/h. Le chemin de fer s’étendait graduellement à toute l’Europe, assurant surtout le transport de matières premières.

À la moitié du 19e siècle, l’Europe comptait 15 000 kilomètres de voies ferrées. En 1915, les voies ferrées parcouraient 1 million de kilomètres. Aux États-Unis, le départ des activités ferroviaires fut assez lent, d’autant plus que les Américains importaient leurs premières locomotives. Dès 1830, les États-Unis commençaient à construire leurs propres locomotives. La même année, une première ligne régulière s’offrait, avec 141 places pour des passagers.

Une locomotive américaine du 19e siècle

Rapidement, les États-Unis ont rattrapé leur retard, en apportant plusieurs innovations sur leurs locomotives, dont les chasse-pierres, les habitacles pour les chauffeurs, les cloches et les sifflets. En 1873, l’idée de concevoir des locomotives électriques naît. Dès 1900, plusieurs voies sont électrifiées. Encore aujourd’hui, 70 % du trafic ferroviaire français est assumé par les voies électriques. Ce qui a réellement permis au chemin de fer d’occuper une part importante des transports fut l’invention de la locomotive au diesel. La première locomotive a été conçue en 1912 en Allemagne.
 
Ce type de locomotive a favorisé des voyages plus rapides, faisant grimper la vitesse à 100 km/h. Graduellement, les locomotives au diesel ont remplacé les locomotives à vapeur. Elles étaient plus fiables, étaient dotées d’une meilleure transmission, exigeaient moins d’entretien. De plus, avec des locomotives au diesel, il est possible d’ajouter des unités (pour augmenter la puissance de la traction), sans avoir à ajouter d’employés.

Aux États-Unis, les locomotives à Diesel ont occupé une part de plus en plus importante dans les chemins de fer. En 1945, le Diesel assurait 7 % des transports de marchandises, 10 % des transports de passagers et 25 % des manœuvres. En 1957, le Diesel assurait 92 % du transport de marchandises, 93 % du transport de passagers et 96 % des manœuvres.


Un groupe de locomotives à Diesel (cliquer pour agrandir)

Le transport de passagers a également profité des améliorations techniques. Les trains rapides ont favorisé les transports ferroviaires, permettant aux compagnies ferroviaires de concurrencer avec les compagnies aériennes. Les premières expériences de TGV (train à grande vitesse) ont eu lieu en France entre 1970 et 1972, roulant au-dessus de 300 km/h. Dès 1978, les TGV fonctionnaient à l’électricité en France.


Les locomotives du TGV (cliquer pour agrandir)
 
Dernièrement, le record de vitesse a été établi en avril 2007 : les rames avaient atteint une vitesse de 574,8 km/h.

Transports urbains

Avec l’urbanisation du début du 20e siècle, le besoin de mettre en place des transports pour les citadins s’est rapidement fait sentir. Le premier transport urbain à être utilisé fut l’omnibus. Tiré par un cheval, il permettait de transporter plusieurs passagers à la fois. Dès 1828, 10 lignes d’omnibus étaient en fonction à Paris.


Un omnibus parisien au 19e siècle

À New York, les propriétaires d’omnibus ont installé leurs véhicules sur des rails. Ces derniers augmentaient la stabilité des omnibus, tout en facilitant le travail des chevaux. Ces omnibus furent surnommés les Streetcars. Le développement urbain a causé une augmentation de l’étendue des villes. Les distances à parcourir étaient alors plus longues. C’est pourquoi la plupart des villes ont mis sur pied des réseaux de tramways hippomobiles de plus en plus denses.

En 1859, les premiers tramways à vapeur furent utilisés. Toutefois, la fumée qu’ils dégageaient ne convenait pas toujours à la densité urbaine.


Tramway à la vapeur

En 1862, le premier funiculaire du monde entrait en fonction à Lyon. Plusieurs essais furent faits pour résoudre le problème de la fumée causée par la machine à vapeur : air comprimé, câble (comme le Cable car de San Francisco), électricité.

Au début du 20e siècle, les grandes villes possédaient leur réseau de tramway, New York possédait aussi un réseau de train surélevé (Elevated) et Londres avait son métro sous terrain. En 1900, Paris se dotait de son Métropolitain.


L’une des premières stations du Métropolitain de Paris

Pendant la Première Guerre mondiale, les transports urbains furent délaissés. Au sortir de la guerre, les installations et les véhicules étaient en mauvais état. Au même moment, les villes subissaient l’arrivée massive des voitures. Le tramway était vu comme désuet, il ralentissait le trafic automobile. Plusieurs villes ont peu à peu abandonné le tramway au profit des autobus et des trolleybus.


Un trolleybus de Londres. Il est alimenté par l’électricité, mais ne dépend pas des rails (cliquer pour agrandir)

L’essor des voitures a connu son apogée dans les années 1950. Dès lors, l’innovation en transport urbain s’est concentrée sur le métro et les trains de banlieue. Les années 1980 ont marqué un retour aux transports urbains, en cherchant des alternatives à la voiture. L’idée du retour du tramway a germé dans plusieurs villes, car le fonctionnement des nouveaux tramways n’est plus du tout comme il l’était au début du siècle.


Le nouveau tramway de Bordeaux (cliquer pour agrandir)

Transport maritime

La machine à vapeur joue un rôle important dans l’histoire des transports maritimes. Avant l’utilisation de la vapeur, les gros navires avançaient par le vent. Dans les canaux et les voies navigables, les bateaux étaient halés par des animaux.

Dès 1736, les premiers essais tentaient de faire avancer des bateaux grâce à la machine à vapeur. Cette innovation a fait évoluer les navires : abandon de la construction en bois au profit de la construction métallique, navires automoteurs grâce aux moteurs et aux hélices.


Navire à la vapeur

L’arrivée des gros navires à vapeur a nécessité la construction de nouveaux ports à marchandises. Les navires à vapeur ont attiré plusieurs passagers qui effectuaient des traversées océaniques. 


Le Titanic, navire à la vapeur transatlantique (cliquer pour agrandir)

Comme pour la plupart des modes de transport, le transport maritime a connu de nombreuses améliorations pendant les deux guerres mondiales : augmentation de la taille des navires, porte-avions, etc. Après la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs projets fluviaux furent envisagés. Les transporteurs souhaitaient rendre possibles les transports de marchandises à l’intérieur des continents, en creusant des canaux entre les fleuves.
 
Par contre, le manque de financement, le développement des réseaux routiers, ferroviaires et aériens ont mis de côté ces projets d’envergure.

Toutefois, pour les transports transocéaniques, les navires demeurent le moyen le plus efficace et peu polluant.


Les cargos sont fort utiles pour transporter de grandes quantités de marchandises

Transport aérien

Le rêve de se déplacer dans les airs a toujours suscité un vif intérêt chez l’humain. Dans l’Antiquité grecque, on y pensait déjà dans le mythe d’Icare et Léonard de Vinci tentait ce créer des appareils qui permettraient de voler.


Les schémas de De Vinci (cliquer pour agrandir)

Avec les innovations liées aux moteurs, il était dorénavant permis de rêver aux transports aériens. L’invention des frères Montgolfier, l’aérostat, en 1783, lance l’exploration des appareils plus légers que l’air. Ces derniers réussissaient à voler grâce aux gaz plus légers : air chauffé ou différents types de gaz (dont l’hydrogène).


L’aérostat des frères Montgolfier (cliquer pour agrandir)

Quelques années plus tard, en 1852, le premier vol en ballon dirigeable était réussi.


Ballon dirigeable (cliquer pour agrandir)

Simultanément, les recherches sur des constructions plus solides et motorisées se poursuivaient, on parlait alors des appareils « plus lourds que l’air ». 1853 marque d’ailleurs l’année du premier vol en planeur. 1890 marque une étape importante puisque c’est à cette date que le premier vol en aéroplane fut accompli. Ce vol a eu lieu sur une distance de 50 mètres. L’appareil était motorisé, mais ne pouvait pas être dirigé. Ce sont les frères Wright qui ont mis au point des appareils motorisés et dirigeables. En 1904, ils annonçaient les débuts du pilotage en effectuant un premier virage dans les airs.


L’avion des frères Wright (cliquer pour agrandir)

En 1909, un premier pilote réussissait à traverser la Manche. Les premiers dirigeables solides étaient mis au point au début du 20e siècle. Les ballons étaient emplis d’hydrogène.

La Première Guerre mondiale a été une période importante pour l’aviation et les ballons dirigeables. Ces derniers furent d’ailleurs utilisés lors des missions de reconnaissance ou de bombardement. L’aviation a également profité de la forte hausse de production et de la formation de plusieurs pilotes. Après la guerre, les ballons dirigeables et les avions ont servi pour la première fois au transport de passagers civils.


Un dirigeable (cliquer pour agrandir)

Les ballons dirigeables étaient utilisés pour les voyages de longue distance, dont des traversées de l’Atlantique. Par contre, l’inflammabilité de l’hydrogène rendait le transport risqué. Plusieurs accidents sont survenus, dont l’incendie du Hindenburg en 1937. Cet incident a mis fin aux voyages en dirigeables.


L'incendie du dirigeable Hindenburg en 1937 (cliquer pour agrandir)

L’aviation se développait considérablement et les appareils étaient moins sensibles que les dirigeables. En 1924, le premier tour du monde en avion fut réalisé. En 1930, les lignes transocéaniques servaient au transport du courrier, remplaçant le dirigeable.

 
Avion de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale (cliquer pour agrandir)

Le 28 juin 1939 avait lieu le premier vol transatlantique avec des passagers. La technologie permet aux avions d’être de plus en plus rapides, rend les vols de nuit possibles. Après la Seconde Guerre, les avions à réaction furent mis au point. Tout au long du 20e siècle, l’aviation a graduellement remplacé le transport maritime dans les liaisons internationales. Les villes devaient s’adapter à cette réalité en mettant en place les infrastructures comme les aéroports ou les plateformes pour le commerce.


Avion à réaction pour le transport de passagers

En 1976, le Concorde entrait en service. Cet avion supersonique, capable de voler à 2 fois la vitesse du son, pouvait effectuer le trajet entre New York et Paris en moins de 3 heures.


Le Concorde

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