Histoire h1198

Modernisation de la Suède : le modèle suédois


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Au 19e siècle, la puissance de la Suède ne fait aucun doute. Entre 1870 et 1950, elle a la plus grande croissance économique du monde. La situation change néanmoins alors qu'elle est confrontée à d'importantes difficultés économiques. De nombreux changements politiques et sociaux changent la situation au 20e siècle. Monarchie depuis plus de mille ans, la Suède se démocratise avec le droit de vote accordé aux hommes en 1909 et aux femmes en 1921. Le pays reste une monarchie constitutionnelle et le choix des ministres revient au roi. Par contre, la constitution suédoise est amendée en 1974 et laisse le roi de Suède sans pouvoir réel.


Charles XVI Gustave, roi de Suède depuis 1973 (cliquer pour agrandir)
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La modernisation de la Suède au 20e siècle

La Grande Dépression des années 1930 va engendrer une modernisation du pays et en faire un État-providence. Le gouvernement suédois met en place de nouvelles mesures telles un système d'assurance maladie et un programme de pension de vieillesse.

Un État-providence désigne un État qui intervient activement dans les domaines économique et social.


Le contexte économique difficile favorise l'élection d'un gouvernement du Parti social-démocrate. Pour faire diminuer le nombre de chômeurs, l'État finance de grands travaux publics. Per Albin Hansson, chef du Parti social-démocrate, adopte la politique de la «maison commune». Son but est d'améliorer les programmes sociaux existants en permettant d'augmenter le nombre de personnes pouvant en bénéficier. Par exemple, l'assurance maladie créée en 1891, est modifiée pour que davantage de gens puissent en tirer profit.


Per Albin Hansson (cliquer pour agrandir)
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Également, un régime de retraite universel est créé et des allocations sont versées aux familles. Ces réformes cessent toutefois à la fin des années 1930 avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. D'autres programmes économiques et sociaux sont créés ou bonifiés après 1945. Ces programmes sont très coûteux pour l'État suédois. Pour les financer, le gouvernement prélève des impôts et crée des taxes sur les produits de consommation. Pour les Suédois, il est normal que chacun participe au financement des programmes sociaux, selon son niveau de vie. Cela est possible puisque la population est imposée selon son revenu.

L'État investit aussi en éducation. Les Suédois créent un système d'éducation préscolaire et rendent les secteurs primaire et secondaire obligatoires et gratuits pour tous à la fin des années 1960. Plusieurs mesures adoptées par le gouvernement social-démocrate visent l'égalité homme-femme. On souhaite l'égalité salariale entre les deux sexes ainsi qu'une parité en ce qui a trait à la présence des femmes dans des postes administratifs importants et en politique.


Olof Palme, premier ministre suédois (1969-1976, 1982-1986). La plupart des mesures égalitaires entre hommes et femmes ont été adoptées sous ses mandats. (cliquer pour agrandir)
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Malgré les résultats positifs de l'interventionnisme de l'État en Suède, plusieurs Suédois la remettent en question. D'un autre côté, plusieurs États dans le monde vantent les mérites du modèle suédois. C'est le cas notamment de certains pays d'Europe et du Québec.

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