Histoire h1208

Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA)

Libre-échange entre le Canada et les États-Unis

Au Canada, la crise économique des années 1980 a fait grimper la volonté de libéralisation de l'économie et de mettre en place des accords de libre-échange.

Les négociations commencent en mai 1986. Les débats suscitent de l'inquiétude au Canada. La population craint les pertes d'emploi si les entreprises s'installent aux États-Unis. D'autres craignent également que le Canada perde son indépendance culturelle et économique face à la puissance de son voisin.

Malgré les réticences de certaines personnes, l'Accord de libre-échange (ALE) est signé en 1988. Dans cet accord, les deux pays s'entendent pour éliminer les tarifs sur le commerce avant le 1er janvier 1998 et s'entendent pour établir des règles plus fixes par rapport au commerce de services.

L'entrée en vigueur du traité a favorisé des hausses d'emploi dans certains domaines tandis que d'autres domaines ont connu des baisses d'emploi. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté considérablement, surtout dans les domaines liés aux télécommunications et aux services. L'Accord de libre-échange a pris fin dès l'entrée en vigueur de l'ALÉNA.

En 1989, un premier accord de libre-échange est signé entre le Canada et les États-Unis, afin de favoriser les échanges commerciaux entre les deux nations. Avant la signature de ce traité, les États-Unis sont le principal partenaire économique du Canada, et ce, même s'il existe des barrières commerciales.

L'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA)

Après la signature de l'Accord de libre-échange avec le Canada, les États-Unis entreprennent les démarches pour élaborer un accord similaire avec le Mexique. Le Canada manifeste son intérêt pour prendre part aux négociations, après quoi l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) entre en vigueur le 1er janvier 1994.

L'ALÉNA crée une zone franche, libre de tarifs douaniers, où les mesures restrictives au commerce sont éliminées. En entrant en vigueur, l'ALÉNA crée la plus grande zone de libre-échange au monde, dans laquelle la main-d'oeuvre et le capital peuvent circuler librement, tout comme les fournisseurs, les hommes d'affaires et les professionnels peuvent circuler librement. L'ALÉNA instaure un marché commun entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Ce marché inclus plus de 444 millions de personnes et représente 27,8% du PIB mondial (chiffres de 2008).


Signature de l'ALÉNA (Carlos Salinas, président du Mexique, George Bush, président des États-Unis, et Brian Mulroney, premier ministre du Canada)
Source


En adoptant cet accord, le Canada souhaite :

  • garantir l'accès des produits canadiens sur les marchés américains;
  • définir les subventions offertes par le gouvernement fédéral pour les exportations;
  • assurer l'accès aux contrats d'approvisionnement du gouvernement américain;
  • mettre en place un mécanisme pour régler les différends.
De leur côté, les États-Unis veulent :
  • réglementer le commerce de la propriété intellectuelle et des services;
  • assurer la possibilité d'investir dans les entreprises canadiennes, dont celles du secteur de l'énergie;
  • assurer un meilleur contrôle réglementaire du gouvernement canadien;
  • fixer des limites aux politiques du gouvernement visant à diminuer les exportations américaines.

Après l'entrée en vigueur de l'ALÉNA, les entreprises ont augmenté leur efficacité et leur productivité. Les exportations canadiennes ont augmenté considérablement vers les États-Unis, surtout dans les domaines liés aux articles manufacturés, aux appareils de haute technologie, au matériel de bureau, aux télécommunications, aux papiers fins et aux produits chimiques. Les échanges commerciaux liés aux services financiers, aux communications et à la publicité ont également été favorisés par l'ALÉNA.

Dans ses relations commerciales avec le Mexique, le Canada n'a pratiquement pas changé ses pratiques après l'ALÉNA, puisque le Mexique représente moins de 1 % des ventes canadiennes à l'étranger.

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