Histoire h1211

L'aide aux familles (CPE et assurance-parentale) et la pauvreté

L'aide aux familles se concrétise dans les années 1990 par plusieurs mesures, pour s'adapter à des réalités nouvelles. Plusieurs familles québécoises sont reconstituées ou monoparentales, ce qui peut les placer dans des situations précaires. Le gouvernement de Robert Bourassa vote en 1989 une loi qui assure un partage équitable des avoirs des conjoints à la suite d'un divorce.

À la fin des années 1990, Lucien Bouchard met en place de nouvelles mesures pour permettre la conciliation travail-famille, comme la création des Centres de la petite enfance (CPE), du ministère de la Famille, ainsi qu'un régime d'assurance parentale.

Les Centres de la petite enfance (CPE)

Les CPE comprennent les services de garde en milieu familial (dans une maison privée) et les garderies, où l'on retrouve souvent un plus grand nombre d'enfants et plusieurs éducateur(trice)s. L'État aide financièrement les familles en subventionnant les CPE, diminuant ainsi beaucoup les frais de garderie pour les parents. Le coût d'une journée de garde pour un enfant dans une garderie subventionnée est de 7$, alors qu'il peut en coûter beaucoup plus dans un endroit non subventionné (20 à 50$). Par la création des CPE, l'État souhaite que ces services soient accessibles à tous.

Subventionner signifie soutenir ou aider en donnant une subvention (somme d'argent).

Logo conçu par le ministère de la Famille identifiant les services de garde reconnus par le gouvernement
Source

Le ministère de la Famille

Ce ministère a le mandat de créer des programmes pour soutenir les familles québécoises. C'est d'ailleurs ce ministère qui s'occupe de la subvention des CPE, créant ainsi des places à contribution réduite (7$) pour les enfants de 0 à 5 ans. De plus, il verse mensuellement depuis 2005 un montant d'argent à toutes les familles ayant des enfants de moins de 18 ans, pour aider à payer divers frais. Le ministère de la Famille aide également financièrement les villes qui souhaitent mettre sur pied des politiques familiales.


Logo du ministère de la Famille
Source

L'assurance parentale (RQAP)

Le régime québécois d'assurance parentale (RQAP) permet depuis 2006 aux travailleurs de prendre un congé de maternité ou de paternité. Ce régime vise à encourager les gens à avoir des enfants et leur permettre de passer davantage de temps avec eux dans les premiers mois de leur vie.

À sa première année d'existence, le RQAP soutient plus de 98 000 parents en leur donnant des prestations (montants d'argent) pouvant aller jusqu'à 75% de leur revenu moyen. Le taux de natalité du Québec a fortement augmenté cette année-là (8% d'augmentation), ce qui se traduit par la naissance de 81 900 enfants. C'est la plus forte augmentation depuis 1909.

Toufefois, le régime est victime de son succès. Le RQAP enregistre en 2009 un déficit de plus de 180 millions de dollars, un troisième déficit en trois ans d'existence. Pour résoudre le problème, le gouvernement hausse le taux de cotisation en 2008 puis en 2009. Trois éléments expliquent cette situation :

  • l'augmentation des naissances;
  • les prestations de paternité sont plus importantes que prévu;
  • l'augmentation du nombre de personnes sur le marché du travail (donc plus de personnes qui peuvent recevoir des prestations).


Pauvreté

La pauvreté est bien présente au Québec. Elle touche plus particulièrement les personnes âgées, les immigrants et les familles monoparentales. Selon les données du collectif pour un Québec sans pauvreté, plus de 750 000 Québécois vivent dans la pauvreté et n'ont donc pas les moyens de subvenir à leurs besoins de base (se nourrir, se loger, se vêtir).


Affiche du collectif pour un Québec sans pauvreté, en 2012 (cliquer pour agrandir)
Source

Pour mesurer le phénomène, le gouvernement québécois utilise le seuil de faible revenu. En dessous de ce seuil, le ménage est considéré comme pauvre. En 2010, le seuil de faible revenu pour un ménage de quatre personnes (deux adultes et deux enfants) est de 43 544 dollars par année.


Logo du collectif pour un Québec sans pauvreté
Source

Plusieurs organismes existent et viennent en aide aux personnes qui vivent dans la pauvreté au Québec. C'est le cas de la maison de Lauberivière à Québec, ou Le Bon Dieu Dans La Rue à Montréal. Certains organismes oeuvrent dans l'ensemble du Québec, comme le Club des petits déjeuners, pour aider ceux et celles qui sont touchés par la pauvreté et ses effets.


Daniel Germain, fondateur du Club des petits déjeuners
Photo Allô prof

Les vidéos
Les exercices
Les références