Histoire h1297

Les conquêtes de l'Espagne en Amérique (notions avancées)

Les notions abordées dans cette fiche dépassent celles qui sont vues au secondaire. Il s'agit ici d'un complément pour ceux qui sont curieux d'en savoir plus.

L’Espagne est le pays qui s’est rapidement démarqué dans la course aux expéditions et dans la conquête des nouveaux territoires. Voici quelques caractéristiques qui expliquent divers aspects liés à la colonisation du 15e au 17e siècle.

Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille

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Ferdinand d’Aragon

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Ferdinand d’Aragon (1452-1516) et Isabelle de Castille (1451-1504) sont connus comme les rois catholiques de l’Espagne. Ils se sont mariés discrètement durant leur jeunesse. Comme ils étaient cousins, ils ont dû faire un mariage secret pour éviter les objections.
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Isabelle de Castille

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Les deux souverains régnaient ensemble : toutes les décisions étaient prises en commun. Leur règne a été marqué par plusieurs évènements : invasion de la France, guerres civiles, etc. En 1492, ils ont organisé l’expulsion des juifs. Cette expulsion a été suivie par de violentes poursuites auprès des hérétiques et des non-convertis. C’est pourquoi plusieurs juifs et musulmans se sont convertis massivement à la religion catholique. Isabelle de Castille est d’ailleurs surnommée Isabelle la catholique et la reine catholique.

Au cours de leur règne, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille ont développé l’Empire espagnol, tant dans la mer Méditerranée que dans les océans. Après avoir attaqué la France, le roi a étendu son empire en Afrique du Nord. De plus, l’Espagne a affirmé rapidement sa volonté de conquérir les Indes et les autres continents pour convertir les païens et profiter des richesses. À la fin de leur règne, l’empire est solidifié et contrôle plusieurs royaumes. Le règne de Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille est le symbole du renouveau espagnol : ils ont réunifié le royaume, ils ont exilé les musulmans et ils ont créé un empire immense et fort.

L'Empire espagnol et la colonisation

Ce sont d'abord les rois catholiques qui ont poussé la découverte d'une nouvelle route vers les Indes. Après avoir découvert le Nouveau Monde, ces rois ont lancé plusieurs expéditions pour développer et contrôler ces nouveaux territoires ainsi que les ressources qu'ils contenaient. Les nouveaux territoires sont gérés via deux administrations : une administration locale créée sur le nouveau territoire et une administration dans la métropole qui envoie des directives aux colonies.

Ce sont également les administrateurs de la métropole qui confèrent le titre aux gens de gouverneur ou de capitaine. Ces derniers doivent assurer l'ordre et le bon déroulement des opérations dans les nouvelles villes. L'Espagne crée également le Conseil des Indes en 1524 pour diriger la politique coloniale. Ce conseil devra veiller à concrétiser trois missions : fournir les informations nécessaires sur les colonies, administrer les colonies et contrôler l'application des ordres issus de la métropole. Pour y parvenir, le Conseil peut effectuer des inspections et envoyer des comptes rendus en Espagne.

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Carte des territoires de l'Empire espagnol entre 1580 et 1640

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Les gouverneurs des nouvelles villes doivent surtout les défendre contre les assauts des autres empires coloniaux. Curieusement, ils rencontrent généralement peu d'opposition à l'intérieur des terres de la part des Amérindiens.

L'Empire espagnol, par le développement des territoires coloniaux, désire surtout obtenir des profits immédiats. Contrôler le territoire assure automatiquement la possession des richesses naturelles. Les
Espagnols exploitent d'abord les mines d'or et d'argent avant de se tourner vers l'exploitation agricole : tabac, sucre, cacao. Les rendements des terres et des mines devaient être énormes pour compenser le piètre développement technique. Il faut rappeler que les conquistadors n'avaient pas les fonds suffisants pour investir dans les techniques agricoles et minières avancées.

Les conquistadors et l’Eldorado

Après la fin des guerres espagnoles, les soldats ont préféré quitter l’Espagne pour partir à l’aventure en Amérique. Les conquistadors étaient les chefs de ces expéditions lancées pour conquérir et évangéliser le Nouveau Monde. Chacun d’eux partait dans le but d’y trouver la gloire et la fortune. Les meilleurs exemples de conquistadors sont sans doute Cortés et Pizarro.
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Les conquistadors

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Les Espagnols ont d’abord découvert l’Empire aztèque. Ils y ont découvert des trésors qui ont été envoyés en Espagne, ce qui amorçait grandement la conquête des nouveaux royaumes. Les conquistadors ont alors commencé à exploiter les ressources d’or et d’argent. Rapidement, ces ressources sont devenues indispensables pour financer le grand empire. Le goût de posséder ces richesses augmentait sans cesse.

Les conquistadors, avides de dénicher les mines les plus riches, ont été très attentifs aux rumeurs portant sur un royaume riche en or : l’Eldorado. Ces rumeurs alimentées par les Amérindiens ont incité à mettre sur pied plusieurs expéditions pour partir à la recherche de ce fameux royaume de l’or. Selon les légendes, l’Eldorado se trouverait au royaume des Incas, au Pérou.

Les expéditions n’hésitaient pas à entrer de plus en plus profondément dans la forêt amazonienne, se confrontant à la nature dense et sauvage et aux autochtones hostiles. Les expéditions se sont déroulées de 1560 jusqu’au 18e siècle. Les conquistadors fouillent dans tous les coins du continent sud-américain : du nord au sud et de l’est à l’ouest. Le coup de grâce de l’Eldorado est porté en 1799 alors que d’autres expéditions avaient permis la découverte d’autres réserves d’or en Californie et en Australie. Le mythe de l’Eldorado était mort, mais pas l’espoir de trouver un autre royaume riche en or.

Les conquistadors et les relations avec les Amérindiens

Les conquistadors qui arrivent en Amérique du Sud s’imposent immédiatement devant les peuples autochtones. Leur désir de s’enrichir est bien plus grand que leur considération devant ces nouvelles cultures. Les conquistadors n’ont alors eu aucun scrupule envers les Amérindiens. Bien que les Amérindiens étaient beaucoup plus nombreux que les Espagnols, ces derniers avaient une supériorité technique indéniable. Ils avaient donc la possibilité de soumettre les autochtones et d’éliminer les chefs les plus puissants.

Les relations entre les conquistadors et les peuples autochtones ont donc été marquées par la soumission d’un peuple à l’autre. De plus, il faut ajouter que les Indiens d’Amérique n’étaient pas considérés comme des humains. Pour les colons, il était donc normal d’en faire des esclaves ou de les tuer. N'étaient considérés humains que ceux qui se convertissaient aux valeurs espagnoles chrétiennes. Ceci explique pourquoi les Espagnols forcent les Amérindiens à travailler dans les mines.
 
Les terres étaient aussi distribuées selon un système proche de celui mis en place par Christophe Colomb. On offrait des terres aux colons et on leur attribuait également un lot d’esclaves qui serviraient de main-d’œuvre sur les terres. Cette attitude auprès des peuples américains a favorisé la destruction des peuples, des cités et des cultures. Assez tôt, plusieurs personnes se sont opposées à cette pratique, mais cela n'a pas empêché la situation de continuer.

Les étapes de l'expansion coloniale espagnole en Amérique

La colonisation espagnole s'est implantée en trois principales étapes sur le nouveau continent :

  • La conquête des Antilles
  • La conquête du Mexique
  • La conquête du Pérou

La conquête des Antilles s'est faite entre 1492 et 1515, c'est-à-dire dès le deuxième voyage de Christophe Colomb. Le but de l'expédition était justement de coloniser et d'implanter une administration espagnole sur le territoire. Les Antilles devenaient la base des explorations du continent. Les Espagnols pouvaient alors aisément partir à la recherche de nouvelles terres à conquérir et à exploiter. Les conquistadors partent en expédition d'abord et avant tout pour faire fortune et pour avoir du prestige social. Le rêve de chacun est de trouver l'Eldorado. D'ailleurs, plusieurs conquistadors se sont enrichis en pigeant dans les trésors des villes conquises.

La conquête du Mexique et Hernán Cortés

Cortés est un Espagnol issu de la petite noblesse. Après avoir cessé ses études, il devient tout de même notaire sur l'une des îles découvertes par Colomb. Il a grandement participé à la conquête de Cuba, ce qui lui a permis d'être responsable de l'expédition vers le Mexique. La conquête du Mexique s'est amorcée dès 1518. Au Mexique, Cortés rencontre une jeune indienne rebelle qui deviendra sa maîtresse. Cette relation va l'aider à entrer en contact avec les groupes amérindiens et à entrer dans la capitale aztèque. En mai 1519, les conquistadors entrent au coeur de l'Empire aztèque, dans la capitale nommée Tenochtitlán.

À l'arrivée des Espagnols, les Aztèques sont convaincus que les arrivants sont leurs dieux. Les Aztèques ne se défendent donc pas, pas plus que les Espagnols ne démentent cette croyance. Peu de temps après, les Aztèques rendent de plus en plus manifeste leur opposition par rapport aux imposteurs. Cortés et son groupe doivent fuir. Toutefois, ils s'enfuient en tuant beaucoup d'Amérindiens au passage.

Cortés retourne à Tenochtitlán en 1521. Cette fois, la victoire est écrasante et sanglante. La capitale aztèque tombe et l'empire s'effondre presque simultanément. Après cette brillante victoire, Cortés reçoit le titre de gouverneur de la Nouvelle-Espagne. Tout au long de sa vie, il n'a jamais hésité à user de cruauté pour parvenir à ses fins.

La conquête du Pérou et Francisco Pizarro

La conquête du Pérou s'est amorcée à cause des rumeurs sur l'Eldorado. Les conquistadors espagnols, avides de richesses, ont suivi les pistes de ce royaume riche en or. Comme plusieurs groupes amérindiens guidaient les Espagnols vers le sud, ces derniers sont finalement arrivés sur le territoire des Incas. Pizarro était alors dans ce groupe de conquérants.
 
Francisco Pizarro est né en 1478. Très vite, il s'est engagé dans l'armée. Il est allé combattre en Italie où il a appris l'art de la guerre. À cette époque, l'armée espagnole jouissait d'une excellente réputation : on la disait disciplinée, efficace et stratégique. Au cours de ses expéditions en Amérique du Sud, Pizarro va mettre en application ses connaissances. Après quelques expéditions infructueuses, Pizarro s'associe avec deux autres hommes, dont un membre du clergé qui va l'aider dans le financement des expéditions.

Aussitôt qu'il entend parler du Royaume de l'Eldorado, Pizarro se dirige vers le sud en suivant la côte. Malheureusement, les rives sont inhospitalières, le bateau est abîmé par les tempêtes et il manque de vivres. En s'aventurant dans les terres, un groupe d'Espagnols crée quand même des liens avec des Amérindiens. Toutefois, les Espagnols fuient assez rapidement lorsqu'ils voient des mains et des pieds humains dans des marmites. Pizarro et ses hommes poursuivent tout de même leur route.

Après plusieurs embûches et disputes, le groupe arrive aux portes d'un vaste empire protégé : l'Empire inca. Les hommes n'entreprennent pas d'entrer dans ce vaste empire. Ils apprennent malgré tout les rumeurs d'une guerre interne qui diviserait l'empire. C'est en 1531 que trois navires et 180 hommes mettent à nouveau le cap sur le sud. Avec plus d'hommes et plus d'armes, Pizarro se sent prêt à attaquer l'Empire inca. Il prend possession d'une ville assez rapidement et part à la recherche de l'empereur.

Dès leur arrivée dans l'Empire inca, les Espagnols trouvent un peuple travailleur aux techniques avancées. Des groupes d'Incas se montrent dociles : ils veulent que les Espagnols les aident à combattre contre l'usurpateur du pouvoir. La route se poursuit plus difficilement, les Espagnols ont de la difficulté à traverser les Andes. Ils doivent combattre le manque de végétation, le manque d'oxygène et le froid. L'empereur inca ne fait rien contre cette approche, car selon lui, ces gens ne sont pas menaçants.

Les Espagnols mettent au point un plan d'attaque au cours de la nuit. Après avoir encerclé la ville, ils organisent une rencontre entre un représentant de l'Église et l'empereur. Dès que ce dernier refuse la Bible du frère présent, les Espagnols attaquent par surprise. La bataille est rapide et sanglante : les Espagnols font 2000 morts en moins de trente minutes.


Après cette attaque, l'Empire inca tombe lentement dans l'anarchie. Peu à peu, les Espagnols participent à la christianisation des Incas, fondent des nouvelles villes, bâtissent des églises et des demeures. Le territoire est conquis et appartient aux Espagnols.

Travail forcé et esclavage

Les Espagnols n'ont pas hésité à recourir au travail forcé ou à l'esclavage pour avoir suffisamment de main-d'oeuvre. Face aux immenses besoins de main-d'oeuvre pour exploiter les richesses américaines, les Espagnols ont d'abord eu recours aux Amérindiens. Ces derniers se voyaient alors contraints de travailler sur les terres ou dans les mines.

Le travail forcé des Incas dans les mines de mercure du Pérou au 17e siècle

Au début du 17e siècle, dans les mines de mercure du Pérou, les Espagnols ont organisé un système de travail pour les Incas. Ces derniers étaient forcés de travailler dans les mines pendant un certain temps, après quoi on les remplaçait par d'autres Incas. Les Amérindiens étaient souvent recrutés dans les régions voisines.

Après seulement 3 ou 4 séjours de 3 mois, les Incas comptaient beaucoup de morts dans leurs rangs. Les survivants, sachant cela, fuirent dans les forêts. Les Espagnols savaient que les conditions de travail étaient pénibles dans les mines, mais cela n'était pas une raison suffisante pour cesser l'extraction. Selon eux, cette exploitation était trop rentable. Le travail des Amérindiens était également vu comme essentiel.

La vie des engagés dans les Antilles

L'Espagne offrait aussi la possibilité à ses habitants d'émigrer dans les Antilles aux frais de la Couronne. Cette émigration gratuite se faisait en échange de 3 ans de travail. Dès leur arrivée en Amérique, les nouveaux immigrants étaient vendus aux habitants en place. Les maîtres exigeaient alors ce qu'ils voulaient de leurs travailleurs. Les tâches consistaient majoritairement à abattre du bois ou à cultiver le tabac. Le maître traitait ses travailleurs comme des esclaves : il leur donnait des coups de fouet ou de bâton lorsque le travail était insuffisant. Il y a eu beaucoup de morts chez les immigrants. Les maîtres et les commandants n'avaient aucun scrupule par rapport aux traitements infligés.

Conclusions sur la conquête espagnole

Les conquérants espagnols ont réussi à prendre le contrôle sur des territoires appartenant à deux immenses empires structurés et organisés. Malgré que ces deux empires étaient très fortement peuplés, les Espagnols réussirent, grâce à un mélange de chance et de stratégie, à bouleverser définitivement cette partie du monde.

Le faible nombre de conquérants (autour de 1000 selon plusieurs historiens) rend cette conquête étonnante. Toutefois, cette victoire flagrante s'explique en partie grâce à la supériorité technique des Espagnols (armes et navires). À cette supériorité technique s'ajoute un facteur religieux. En effet, dans les deux cas, tant chez les Aztèques que chez les Incas, les Amérindiens attendaient l'arrivée imminente de leurs dieux. Ils se sont donc imaginé que les Espagnols étaient en fait ces dieux tant attendus et n'ont, par conséquent, fait montre que de très peu de résistance à leur arrivée.

Enfin, on peut comprendre la victoire espagnole en observant la situation d'un point de vue politique. Dans les deux cas, les conquérants se sont alliés aux ennemis des peuples à conquérir. De plus, chez les Incas, les Espagnols ont pu largement profiter de l'instabilité politique de l'empire.

Bartolomé de Las Casas

L’une des personnes s’étant le plus opposée à l’esclavage en Amérique du Sud est sans doute Bartolomé de Las Casas (1474-1566). Las Casas a été l’un des compagnons de voyage de Christophe Colomb. Il est retourné vivre sur les nouveaux territoires où il comprend très vite comment s’organise l’exploitation des richesses et des autochtones. Après être entré dans les ordres et être devenu le prêtre de Saint-Domingue, il refuse les terres qu’on lui offre pour s’opposer au système esclavagiste mis en place.

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Bartolomé de Las Casas

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Rapidement, il prend le parti des Indiens et prononce des discours contre l’attitude des Espagnols. Il faut toutefois souligner que Las Casas prend la défense des Indiens pour affirmer leur humanité. Il ne prend pas la défense de leur culture qu’il juge lui-même comme barbare. Son désir est de convertir les autochtones.

Il va retourner en Espagne à plusieurs reprises afin de convaincre les gens au pouvoir de changer la situation afin que l'on cesse de considérer les Amérindiens comme des bêtes de somme. Le problème du manque de main-d’œuvre empêche toutefois les autorités d’interdire l’esclavage. Toutefois, on offre à Las Casas de participer à un projet de colonisation dans lequel les esclaves seraient considérés comme des égaux. Les méthodes ne changent toutefois pas dans les autres colonies. Des guerres tribales explosent rapidement.

Après cet échec, il se retire et en profite pour écrire son Histoire générale des Indes qui va connaître un succès immense en Europe. La conquête espagnole se poursuit pourtant toujours avec les mêmes méthodes. En Europe pourtant, plusieurs intellectuels, dont Montaigne, commencent à s’indigner de cette situation. C’est pourquoi de nouvelles lois sont mises en application pour abolir l’esclavage. Elles sont très mal accueillies, des révoltes éclatent et la cupidité l’emporte encore.

Toute sa vie, Las Casas a lutté pour faire valoir les qualités humaines et morales des autochtones qu’il a côtoyés. Ses idées s’opposaient toutefois à celles de Sepulveda. Selon ce chanoine, les Amérindiens n’ont d’humain que l’apparence, ils n’ont pas d’âme et sont comme des animaux. L’esclavage est donc normal pour Sepulveda et ceux qui l’approuvent. En 1550, une réunion de 14 théologiens tentent d’ailleurs de répondre à cette question : les Indiens d’Amérique sont-ils des humains ?

Las Casas est mort en 1566, à l’âge de 92 ans, ce qui était très rare à l’époque. Tout au long de sa vie, il a effectué 12 fois la traversée entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Il est décédé alors que son combat n’était pas terminé. Plusieurs missionnaires ont poursuivi son œuvre et ont ainsi contribué à la survie des divers peuples d’Amérique.

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