Histoire h1348

Front de libération du Québec (FLQ) et crise d'octobre (1970)

Le Front de libération du Québec (FLQ)

Le Front de libération du Québec (FLQ) est un mouvement révolutionnaire qui avait pour objectif l'indépendance du Québec. Fondé en 1963 par des nationalistes provenant du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), il est derrière les événements qui ont été à l'origine de la crise d'Octobre. Le FLQ a été dissout et n'existe donc plus aujourd'hui.

Actions du FLQ dans les années 1960

En 1963, le FLQ commence à poser ses premières bombes. Les attentats à la bombe, qui durent jusqu'en 1966, visent les édifices qui représentent les institutions qui briment les Québécois, dont la poste.


Le FLQ a fait exploser une bombe dans Westmount (cliquer pour agrandir)
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En avril 1963, un gardien meurt après une explosion. Après cela, 23 membres du FLQ sont arrêtés. Le FLQ se dote de deux groupes armés: l'Armée de libération du Québec (1963) et l'Armée révolutionnaire du Québec (1964). Ces deux groupes fournissent les armes et l'argent (obtenu par le vol et les vols à main armée) au FLQ.

Les affrontements sont de plus en plus importants entre le groupe révolutionnaire et l'ordre. Le journal La Cognée fait la promotion des idées felquistes entre 1963 et 1967.

Le FLQ se radicalise en 1966 et entretient des liens plus serrés avec des révolutionnaires américains. Pierre Vallières publie un ouvrage, Nègres blancs d'Amérique, dans lequel il défend ses idées politiques et les revendications du FLQ. Des tensions divisent le FLQ par rapport aux moyens à prendre et aux actions à entreprendre. Certains valorisent une réorganisation du groupe et l'élaboration de nouvelles stratégies alors que d'autres prônent l'action et l'enlèvement politiques.

La crise d'Octobre 1970

Le 5 octobre 1970, la cellule Libération enlève le consul diplomatique James Richard Cross. Les ravisseurs exigent la libération des 23 prisonniers arrêtés au mois d'avril, leur exil payé vers Cuba ou l'Algérie, 500000$ et le nom du délateur.

Le 8 octobre 1970, le FLQ fait une lecture de son manifeste. Le 10 octobre 1970, la cellule Chénier enlève Pierre Laporte (vice-premier ministre et ministre de l'Immigration et du Travail). C'est le début de la crise d'Octobre.

Le 15 octobre, la police essaie de faire régner l'ordre. Le gouvernement fédéral de Trudeau met en place la Loi sur les mesures de guerre le 16 octobre 1970 à la demande de Robert Bourassa. Les autorités arrêtent 500 personnes (artistes, nationalistes, syndicalistes, intellectuels) sans mandat. Les troupes armées sont mobilisées dans certaines villes.


Des soldats de l'armée canadienne à Montréal (cliquer pour agrandir)
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Jules Rochon, 1970

La Loi sur les mesures de guerre limite les libertés individuelles et permet d'accroître les pouvoirs du gouvernement.


Les forces policières traquaient les felquistes lors de la crise d'Octobre
Source

Le 17 octobre, Pierre Laporte décède. La population et les autorités réagissent. Les évènements déçoivent les partisans qui n'appuient plus le FLQ. La répression de l'armée et de la police met fin à la crise d'Octobre.


Funérailles du ministre de Travail Pierre Laporte à l'Église Notre-Dame, Montréal (cliquer pour agrandir)
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Gabor Szilasi, 1970


Funérailles du ministre de Travail Pierre Laporte à l'Église Notre-Dame, Montréal (cliquer pour agrandir)
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Gabor Szilasi, 1970

Le FLQ demeure actif jusqu'en 1972, mais ne reçoit plus d'appuis de la population. Le 3 décembre, James Richard Cross est libéré. Le 28 décembre, Paul Rose est accusé pour la mort de Pierre Laporte.

Le gouvernement met en place la Loi de 1970 concernant l'ordre public. Cette loi demeure en vigueur jusqu'en avril 1971. Le FLQ ne reçoit plus d'appuis, mais la réaction du gouvernement suscite beaucoup de réactions. Plusieurs jugent que les mesures prises étaient excessives. L'appui au mouvement séparatiste ne cesse pas pour autant.

Les vidéos

​C'est en 1968, à la suite de l'arrestation des activistes Charles Gagnon et Pierre Vallières du FLQ, que s'organise un mouvement de résistance et de support. Ce mouvement donne naissance au spectacle Chants et poèmes de la résistance pour lequel la poétesse Michèle Lalonde écrit le texte engagé Speak White, inspiré par cette expression utilisée par les anglophones pour mépriser les Canadiens français. 

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(Clique sur l'image pour avoir accès à la vidéo.)

Les exercices
Les références