Histoire h1375

Organisation du commerce des fourrures durant le régime anglais (notions avancées)

Les notions abordées dans cette fiche dépassent celles qui sont vues au secondaire. Il s'agit d'un complément pour ceux qui sont curieux d'en savoir plus.

À la suite de la guerre de Conquête, les Anglais prennent le contrôle de ce qu'était auparavant la Nouvelle-France. Depuis 1670, la Compagnie de la baie d'Hudson, d'origine anglaise, pratique le commerce des fourrures sur la Terre de Rupert. Elle détient le monopole de la traite dans la région de la baie d'Hudson.


Rencontre du Prince of Wales et de L'Eddystone, bâtiments de la Compagnie de la Baie d'Hudson, avec les vaisseaux Hecla et Griper du Capitaine W.E. Parry, 1821 (cliquer pour agrandir)
Bibliothèque et Archives Canada, 2835774


Des marchands anglophones (provenant d'Angleterre, des États-Unis et d'Écosse) arrivent dans la colonie, particulièrement à Montréal et contrôlent le commerce des fourures. Plusieurs de ces marchands fondent en 1783 une autre compagnie, la Compagnie du Nord-Ouest, qui fait dorénavant concurrence à la Compagnie de la baie d'Hudson. La compagnie établit des postes de traite dans la région des Grands Lacs.

La Compagnie du Nord-Ouest engage des Canadiens comme voyageurs pour leur connaissance du terrain ainsi que des Amérindiens.


La Compagnie du Nord-Ouest (cliquer pour agrandir)
Source

Déclin du commerce des fourrures

La concurrence entre les deux compagnies est féroce. Chacune d'elles tente d'attirer les Amérindiens dans l'espoir qu'ils viennent échanger leurs peaux dans ses postes de traite. Cette concurrence nuit aux deux compagnies. La Compagnie du Nord-Ouest, par exemple, investit pour agrandir son territoire de traite, ce qui lui coûte très cher. De plus, la ressource se fait plus rare et la demande pour la fourrure est en diminution.

Finalement, en 1821, les deux compagnies fusionnent et conservent le nom de Compagnie de la baie d'Hudson. C'est elle qui détient dorénavant le monopole de la traite des fourrures jusqu'aux Territoires du Nord-Ouest. Autre conséquence, Montréal perd la place qu'elle détenait dans ce commerce. C'est maintenant de la baie d'Hudson que les fourrures sont exportées vers le Royaume-Uni.

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