Science et technologie s1030

Les biomes aquatiques

Un biome aquatique correspond à une vaste communauté d'organismes vivants qui se répartissent dans des étendues d'eau douce (biomes dulcicoles) ou d'eau salée (biomes marins).

Il existe deux grands types de biome aquatique, défini en fonction de leur salinité. On distingue ainsi les biomes marins des biomes dulcicoles. Les biomes marins regroupent tous les environnements où se trouve de l'eau dite salée, c'est-à-dire des lieux où la salinité est supérieure à 10 g/L. La salinité moyenne de ces biomes est d'environ 35 g/L. Les biomes dulcicoles, aussi appelés biomes d'eau douce, sont caractérisés par une salinité se situant autour de 1 g/L. Chacun de ces biomes abrite des espèces caractéristiques, adaptées à la salinité de l'eau.

Les biomes dulcicoles (d'eau douce)

Les biomes dulcicoles regroupent toutes les eaux courantes, stagnantes et continentales dont la salinité est généralement inférieure à 1 g/L. Malgré qu'ils occupent moins de 1% de la surface du globe, ils abritent tout de même une grande diversité d'espèces. Ils sont extrêmement influencés par les biomes terrestres desquels ils sont voisins. Les biomes dulcicoles englobent les régions décrites ci-dessous.

Les lacs

Les lacs sont de grandes étendues d'eau entourées par des terres.

Ils sont donc fortement influencés par la végétation et le type de sol qui les bordent. On divise les lacs en différentes zones en fonction de leur profondeur. La zone littorale, qui correspond aux rives immergées du lac, offre un milieu de vie pour plusieurs plantes aquatiques et algues, fixes ou flottantes. La zone superficielle, éloignée des rives, est bien éclairée par la lumière solaire ce qui lui permet d'abriter du plancton et de nombreux poissons. La zone profonde est obscure puisqu'elle se situe sous la limite de pénétration de la lumière. De plus, elle est froide et peu oxygénée. On y retrouve de nombreux microorganismes et des invertébrés décomposeurs.

Le lac Michigan (vue sur Chicago)Le lac Gentau (France)
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Les terres humides

Les terres humides sont des étendues d'eau stagnante qui forment souvent une zone de transition entre les biomes terrestres et les biomes aquatiques.

Ils regroupent, entre autres, les étangs, les marais, les marécages et les tourbières. Les terres humides jouent un rôle écologique important puisqu'elles retiennent l'eau et la filtrent grâce à leur abondante végétation constituée, entre autres, de mousses, d'algues et de plantes comme les quenouilles et les thuyas.

Les Marais du Nord (Québec)
Une tourbière près de Havre-Saint-Pierre (Québec)
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Les cours d'eau

Les cours d'eau (fleuve, rivière, ruisseau, etc.) sont caractérisés par leur courant, dont la vitesse peut varier en fonction du relief, des conditions météorologiques et des saisons. La faune et la flore présentes varient selon la teneur en nutriments du cours d'eau. Dans les eaux calmes, les communautés d'organismes vivants sont semblables à celles retrouvées dans les lacs. Dans les eaux plus vives, la force du courant limite la présence de végétaux et de plancton. Certains poissons peuvent y nager à contre-courant, tels les truites et les saumons, pour atteindre des zones plus calmes.

Le fleuve Saint-Laurent (Québec)Une rivière dans les Pyrénées (France)
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Les deltas et estuaires

Les deltas et les estuaires sont des zones de transition entre les biomes dulcicoles et les biomes marins situés à l'embouchure des fleuves.

Ce sont des zones très riches en nutriments et en sédiments, ce qui en fait des zones d'alimentation et de reproduction pour de nombreuses espèces, autant d'eau douce que d'eau de mer.

Le delta du Gange vu du ciel (Inde)Vue satellite du delta de l'Amazone (Brésil)
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Les biomes marins

Les biomes marins regroupent les océans et les mers, eaux dont la salinité est généralement de 35 g/L. Ils sont plus abondants que les biomes dulcicoles puisqu'ils couvrent près de 71% de la surface de la Terre. La distribution des organismes vivants y est très variable puisqu'elle dépend à la fois de la profondeur des eaux et de leur proximité avec les côtes. Dans les biomes marins, on distingue généralement cinq zones, correspondants aux divisions océaniques, qui sont décrites ci-dessous.

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Divisions océaniques
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La zone littorale

La zone littorale correspond à la frontière entre le milieu terrestre et le milieu aquatique.

Elle est soumise en permanence au mouvement des marées ainsi qu'aux vagues. Selon la composition du fond littoral (rocheuse, sableuse ou vaseuse), cette zone est habitée par des animaux fixés (moules, balanes) ou fouisseurs (vers, palourdes), par des algues fixes et des plantes semi-aquatiques.

Zone littorale rocheuseZone littorale sableuse
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La zone néritique (ou eaux côtières)

La zone néritique, aussi nommée eaux côtières, correspond à la zone d'eaux peu profondes (moins de 200m) situées le long des côtes des continents.

Cette zone repose sur le plateau continental de la croûte terrestre. Celui-ci peut être recouvert d'algues et d'herbes marines jusqu'à environ 100 m de profondeur puisqu'une quantité suffisante de lumière pénètre jusqu'à cette profondeur. Riches en nutriments grâce à la proximité des continents, les eaux côtières sont particulièrement riches en plancton, en invertébrés (crabes, homards, calmars, etc.) et en poissons (harengs, sardines, morues, etc.). Elles renferment 90% de toutes les espèces marines ce qui en fait d'importantes zones de pêche.

Zone côtière en eau chaudeHomard, animal habitant dans la zone néritique
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Les récifs coralliens

Les récifs coralliens correspondent à une zone néritique située en eaux chaudes et peu profondes.

Ils forment un biome distinct souvent situé à proximité d'îles volcaniques. Les récifs sont des structures calcaires sous-marines construites par les colonies de coraux, des invertébrés marins qui vivent en symbiose avec une algue microscopique. Les récifs coralliens représentent un habitat pour une très grande diversité d'invertébrés et de poissons. Leur biodiversité est comparable à celle des forêts tropicales humides.

Récif corallien entourant Bora-BoraFaune d'un récif corallien
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La zone pélagique océanique

La zone pélagique océanique représente près de 90% de toutes les eaux marines, puisqu'elle correspond à l'ensemble du volume des eaux situées au large de la zone néritique.

Malgré cette abondance géographique, elle ne renferme que 10% des espèces marines, principalement concentrées dans la zone superficielle, où croît le phytoplancton grâce à la pénétration des rayons solaires. Le phytoplancton de la zone pélagique océanique assure près de 40% de la photosynthèse de la biosphère. La partie profonde et plus obscure de la zone pélagique océanique est, quant à elle, peu fréquentée, bien que certaines espèces de poissons y transitent ou y vivent.

Phytoplancton abondant dans la zone pélagiqueLe thon, un poisson pélagique
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La zone benthique océanique

La zone benthique océanique comprend tous les fonds marins, du plateau continental aux grandes profondeurs des abysses.

Presque toute cette zone est située au-dessous de 1000 m de profondeur, dans une obscurité complète. D'un relief varié, les fonds marins sont recouverts d'une épaisse couche de boues et de sédiments. On y retrouve des microorganismes et certains invertébrés adaptés à des conditions extrêmes (températures froides et pressions très élevées) et se nourrissant principalement de détritus organiques en provenance de la zone pélagique.

Un poulpe vivant dans la zone benthiqueExemples d'organismes benthiques
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