Science et technologie s1307

La reproduction chez les animaux

La reproduction asexuée chez les animaux

La reproduction asexuée a lieu lorsqu'un individu arrive à produire une copie identique de lui-même. Tous les descendants portent alors le nom de clone. Ce type de reproduction ne nécessite aucunement la présence de parties mâles et femelles. Ce type de reproduction se manifeste autant chez les végétaux que chez certaines espèces d'animaux.

La reproduction asexuée est fréquente chez les invertébrés. Toutefois, il leur arrive de se reproduire aussi de façon sexuée. Les vertébrés, quant à eux, se reproduisent surtout de façon sexuée.
 
Parmi les modes de reproduction asexuée répertoriés chez les animaux, on compte le bourgeonnement, la scissiparité et le clonage.

Mode de reproduction asexuée chez les animaux Description
BourgeonnementUn nouvel individu se détache d’un individu parent ou reste collé à lui formant alors le début d’une colonie.
 
On appelle bourgeon le nouvel individu engendré.
 
Ce mode de reproduction asexuée est fréquent chez la microscopique hydre d’eau douce (voir l’image 1), chez les coraux (voir l’image 2) et chez les éponges.
 
(image 1)
 
(image 2)
Scissiparité - Régénération (ou fragmentation)Mode de reproduction asexuée par lequel un individu se dissocie en plusieurs morceaux qui deviendront à leur tour de nouveaux individus.
 
 
L'hydre de mer peut se reproduire de cette façon. Certaines étoiles de mer peuvent aussi se reproduire par scissiparité.
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ClonageMultiplication naturelle ou artificielle du bagage génétique d’un individu afin de créer des êtres semblables au parent.
 
On appelle ces nouveaux individus des clones. 
 
La brebis Dolly est le premier mammifère cloné. Elle est née en 1996 et décédée en 2002 après avoir été euthanasiée suite à de graves problèmes de santé.
 
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Il peut aussi arriver à l'occasion que certains individus peuvent se reproduire sans avoir recours à la fécondation. Par exemple, certaines femelles peuvent voir leurs ovules se développer sans qu'ils aient été fécondés au préalable. On appelle ce phénomèneparthénogenèse et on le retrouve, entre autres, chez certaines espèces d'insectes et de reptiles.


La reproduction sexuée chez les animaux

Quand la naissance d’un ou de plusieurs individus se produit suite à la rencontre de deux types de cellules, mâles et femelles, on parle alors de reproduction sexuée. Les rejetons ressemblent beaucoup aux parents, mais ils n'en sont pas des copies identiques. La reproduction sexuée se manifeste autant chez les végétaux que chez les animaux.

En fait, ce type de reproduction a l’avantage de varier les bagages génétiques, amenant ainsi le brassage des gènes et la différenciation des individus, ce qui aurait pour effet de contribuer à la sélection naturelle des individus par laquelle seuls les plus forts survivent. C'est l'une des raisons qui expliquent que c'est le mode de reproduction le plus répandu sur la planète.

Chez tous les animaux, la reproduction sexuée se produit par la rencontre d’un individu mâle et d’un individu femelle, une rencontre que l’on appelle accouplement.


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Pendant cet accouplement, la fécondation peut avoir lieu, selon les espèces, à l’intérieur (fécondation interne) ou à l’extérieur (fécondation externe) du corps d'un des deux partenaires, plus souvent celui de la femelle. Pour plusieurs espèces animales, il doit y avoir attirance entre les deux partenaires avant l'accouplement, ce qui entraîne des comportements de cour parfois très élaborés (parade, danse, construction d'un nid, etc.). L'accouplement est toujours présent chez les espèces qui se reproduisent par fécondation interne, mais il est rarement présent chez celles qui optent pour la fécondation externe.

Suite à la fécondation, un zygote, aussi appelé oeuf, est formé pour se développer et former un embryon.

Le fécondation chez les animaux
La reproduction chez l'humain


Oviparité, viviparité et ovoviviparité

Une fois que la fécondation aura eu lieu, qu’elle soit interne ou externe, le développement de l’œuf pourra se faire à l’extérieur de la femelle ou à l’intérieur d’elle. On distingue en fait trois types de développement : l’oviparité, la viviparité et l’ovoviviparité

L’oviparité

Les oeufs sont pondus par les femelles. Ils peuvent être fécondés par le mâle avant ou après la ponte. 
 
Chez les ovipares, il n’y a aucun échanges nutritifs entre l’embryon et la mère. Les embryons se nourrissent des réserves qui se trouvent à même les oeufs. Les embryons qui se développent dans les oeufs sont parfois laissés à eux-mêmes s’ils ne sont ni couvés ni protégés par les parents. 
 
Parmi les ovipares, on compte :

Beaucoup de reptiles
La majorité des oiseaux
 
La majorité des amphibiens
Beaucoup de poissons


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La viviparité

 

La viviparité est un type de développement par lequel les embryons ou les oeufs sont conservés dans l’utérus ou les voies génitales de la femelle, et ce jusqu’à l’éclosion, voire la naissance. Il y a alors une relation nutritive étroite avec la femelle (par le biais du sang circulant à travers un placenta par exemple).
 
Ce type de développement est celui des mammifères (sauf l’ornithorynque et les échidnés), de certains reptilesamphibiensinsectes et poissons.

L'ornithorynque et les 4 espèces d'échnidnés possèdent à la fois des caractéristiques des ovipares et des mammifères. En effet, ils pondent des oeufs, mais allaitent leurs petits après la naissance. Ils forment le groupe des monotrèmes.

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L’ovoviviparité

Il arrive que certaines espèces conservent les oeufs à l’intérieur de la femelle, et ce, pendant l’incubation des oeufs fécondés et même après l’éclosion. Toutefois, les embryons des oeufs n’ont aucune relation nutritive avec la femelle, sauf pour certains échanges de gaz et d’eau.
 
Ce type de développement d’œufs est fréquent chez de nombreux poissons, reptiles, insectes et invertébrés.

 

Le cas des hippocampes

Les hippocampes sont des animaux ovovivipares, mais ils ont quelque chose de différent. En effet, chez ces animaux, c'est le mâle qui porte les oeufs dans une poche ventrale. La femelle de l'hippocampe dépose ses ovules dans la poche ventrale du mâle qui les féconde par la suite avec ses spermatozoïdes. Les petits sortent de la poche seulement lorsqu'ils sont capables de se débrouiller seuls. Pendant l'incubation, les petits n'ont encore là aucune relation nutritive avec le mâle puisqu'ils se nourrissent des réserves disponibles dans l'oeuf.



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