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De la fécondation à l'accouchement

La fécondation et le zygote


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Pour qu’il y ait fécondation, un spermatozoïde (gamète mâle) doit rencontrer et fusionner avec un ovule (gamète femelle) après une relation sexuelle. Chaque gamète est issu de la méiose et possède par conséquent la moitié du bagage génétique de la cellule dont elle est issue. Chaque parent contribue donc à la moitié de l’ADN des cellules du foetus. La première cellule formée par la fusion de l’ovule et du spermatozoïde se nomme zygote et reste unique pendant les 24 premières heures suivant la conception (fécondation).

La fécondation ne peut pas se produire à n’importe quel moment du cycle menstruel. Le spermatozoïde doit faire la rencontre d’un ovocyte de deuxième ordre qui n’est viable que pendant 12 à 24 heures suivant son expulsion de l’ovaire, soit l’ovulation. Après l’éjaculation, le spermatozoïde conserve son pouvoir de fertilisation pendant 24 à 72 heures. La période de fertilité pendant laquelle le coït doit avoir lieu s’étend donc au maximum de trois jours avant l’ovulation jusqu’à 24 heures après celle-ci.

L’embryon


Embryon d'environ six semaines Source

Suivant le stade du zygote, la phase embryonnaire se poursuit pendant environ huit semaines (deux mois). L’embryon débute son développement après que le zygote ait commencé à migrer vers l’utérus dans les trompes utérines. L’embryon traverse plusieurs stades à partir de son implantation dans l’endomètre de l’utérus, appelé nidation, qui se produit vers le 7e jour du développement. C'est après cette implantation que se développeront le sac amniotique et le placenta. Le sac amniotique protège l'embryon des chocs alors que le placenta sert à nourrir l’embryon, à le débarrasser de ses déchets et à assurer les échanges gazeux entre la mère et l'embryon.

Les stades de développement de l'embryon sont les suivants : le stade de quatre cellules (2-3 jours), ensuite la morula (3-4 jours), enfin le début du blastocyste (5 jours) qui s’implantera dans la paroi utérine.


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La phase embryonnaire est caractérisée par de nombreuses divisions cellulaires, ainsi que par la différenciation des types de cellules en couches distinctes (endoderme, mésoderme et ectoderme). Ces types de cellules se spécialiseront à leur tour en différents tissus et divers organes.

Le fœtus

L’enfant à naître est appelé fœtus pendant le troisième stade du développement prénatal, soit environ à la fin de la huitième semaine alors que la plupart des organes sont en place. Ce stade s’étale de la neuvième semaine à l’accouchement, la quarantième semaine. On définit par convention la période de gestation à partir de la dernière menstruation jusqu’à l’accouchement, ce qui correspond environ à 40 semaines.

À la fin du premier trimestre, soit à la 12e semaine, le foetus commence à bouger et il est également possible de déterminer le sexe de celui-ci. Pendant le deuxième trimestre, dès la 16e semaine, les cartilages commencent leur ossification et les muscles commencent leur activité. C'est également au même moment que les organes génitaux sont complètement formés et que le cerveau se développe, rendant le système nerveux fonctionnel. À la 20e semaine, le fœtus adopte la position fœtale à cause de l’espace qui commence à manquer. Durant le troisième et dernier trimestre, tous les organes et les systèmes achèvent leur développement. En fait, à partir de la 24e semaine, le foetus serait viable, autrement dit, avec des soins intensifs, il pourrait poursuivre son développement à l'extérieur de la mère. Vers la 28e semaine, il peut ouvrir les yeux, dort en moyenne 19 heures par jour et bouge le reste du temps. Aussi, le foetus voit son pourcentage de gras augmenter. Vers la fin du dernier trimestre, environ à la 34e semaine, il se retourne et a maintenant la tête vers le bas ; il est prêt à naître.

L’accouchement

L’aboutissement de la grossesse est l’accouchement, soit la naissance du bébé. Il se produit généralement entre la 38e et 40e semaine. Le travail est l’ensemble des phénomènes mécaniques qui accompagne la naissance de l'enfant. Le déclenchement du travail est en grande partie hormonale (particulièrement dû à l’augmentation du niveau d’œstrogène).
 
On peut diviser le travail en trois périodes. D’abord, la période de dilatation du col utérin qui permettra le passage du bébé. Cette période dure de 6 à 12 heures et est provoquée par la pression qu’exerce la tête du bébé sur le col conséquemment aux contractions qui le poussent vers la sortie. C'est à ce moment que le sac amniotique est déchiré et que le contenu est évacué. On dira que la femme "perd ses eaux". La deuxième période, celle de l’expulsion, s’étend de la fin de la période de la dilatation jusqu’à la sortie complète de l’enfant. Cette étape dure habituellement de 20 minutes jusqu’à 2 heures. Enfin, la troisième période est nommée la délivrance. Le placenta et le reste du cordon ombilical sont expulsés, alors que des contractions se poursuivent et compriment les vaisseaux pour diminuer le saignement. Cette phase dure environ 30 minutes.


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La grossesse en détail

Au cours de la grossesse, la mère subit de nombreux changements sur les plans anatomique, métabolique et physiologique.

Au niveau anatomique d’abord, les organes génitaux se gonflent de sang, sont davantage vascularisés et prennent une teinte plus violacée; cette vascularisation accroît d’ailleurs la sensibilité du vagin. Au niveau des seins, ils se gorgent eux aussi de sang. Ils augmentent de volume à cause d’un effet hormonal et les aréoles deviennent généralement plus foncées. L’utérus subit une croissance phénoménale. Ayant initialement la taille d’un poing, à la fin de la grossesse, il occupe presque entièrement la cavité abdominale, jusqu’au bas du sternum. Sous cette pression, les côtes s’écartent et le thorax s’élargit. Avec le poids du fœtus, le centre de gravité de la mère est déplacé, ce qui accentue la courbure lombaire et peut occasionner un mal de dos. Un gain de masse important accompagne la grossesse. Ce gain de poids n’est pas attribuable qu’au poids du fœtus, mais aussi à celui du placenta, des seins, des organes génitaux et des réserves de graisses qui serviront à l’allaitement. Ce gain, bien qu’il soit très variable, est d’environ 13 kg. L’augmentation de l’apport alimentaire doit être gérée surtout de façon qualitative plutôt que quantitative. En effet, la qualité des aliments (au niveau des vitamines et des minéraux entre autres) est d’une importance capitale pour le bon développement de l’enfant.

Au niveau métabolique, les changements hormonaux sont très importants. Ils préparent entre autres les seins à la lactation et les organes génitaux au passage du bébé. La femme peut avoir des carences importantes si son alimentation n’est pas de qualité. En effet, afin que le fœtus ne manque de rien, le calcium et les vitamines seront puisés dans les réserves de la mère si l’apport alimentaire est insuffisant.

Au niveau physiologique, tous les systèmes de la mère sont bouleversés. Premièrement, le système digestif est entre autres incommodé par les pressions du fœtus. D’abord, ces bouleversements sont observables au niveau de l’estomac, ce qui peut provoquer des nausées (matinales particulièrement), qui sont aussi provoquées par un haut niveau de progestérone. Des brûlures d’estomac sont présentes à cause des reflux gastriques. Il arrive aussi que la mère souffre de constipation puisque les muscles de l’intestin sont moins efficaces à cause d’une hormone qui les relaxe.

Le système urinaire aussi est affecté. En effet, la synthèse de protéines est la plus grande productrice d’urée et la principale activité fœtale. Ainsi, les reins de la mère produisent beaucoup plus d’urine. De plus, comme la vessie est plus comprimée, la miction est plus fréquente et parfois même involontaire.

Du côté du système respiratoire, la fréquence et la ventilation alvéolaire sont augmentées et se rendent parfois même à l’hyperventilation.

Enfin, c’est au niveau du système circulatoire qu’on retrouve les modifications physiologiques les plus importantes. Le volume sanguin augmente considérablement par l’augmentation du volume d’eau dans le plasma (et non du nombre d’érythrocytes). Cette augmentation est de l’ordre de 25 à 40% à la fin de la grossesse et permettra de répondre aux besoins du fœtus en plus de diminuer l’effet des pertes sanguines qui peuvent survenir lors de l’accouchement chez la mère. La pression artérielle et le pouls croissent eux aussi sous cette augmentation de volume. Cependant, le retour veineux peut être entravé par la pression exercée par l’utérus sur les vaisseaux pelviens, ce qui provoque parfois des varices et de l’œdème (enflure) sur les jambes.

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