Histoire h1082

L'industrialisation en Allemagne (notions avancées)

​​​​Les notions abordées dans cette fiche dépassent celles qui sont vues au secondaire. Il s'agit ici d'un complément pour ceux qui sont curieux d'en savoir plus.

La situation politique et économique avant l’industrialisation en Allemagne

L’unification de l’Allemagne

Avant la période d’industrialisation, l’Allemagne ne formait pas encore un pays uni. Ce n’est qu’en 1815, lors du congrès de Vienne, que 39 États se sont unis afin de former la nouvelle Confédération allemande.
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La confédération allemande (cliquer pour agrandir)
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Le développement du pays était plus facile à partir de cette union puisque les dirigeants avaient un réel contrôle sur les diverses régions.

Accord de libre-échange : le Zollverein

Poussant encore plus loin le concept d’unification, les dirigeants ont également unifié l’économie allemande. La première mesure économique a été prise en 1834 avec le Zollverein, une zone de libre-échange à l’intérieur de la Confédération. Cet accord économique favorise les échanges entre chaque État confédéré et stimule ainsi le commerce allemand. De plus, pour rendre ces échanges encore plus faciles, la Confédération allemande adopte en 1857 le thaler prussien comme monnaie commune. Quelques années plus tard, en 1871, c’est le mark allemand qui allait jouer ce rôle. Le développement économique et industriel de l’Allemagne a été grandement favorisé par ces mesures. Le gouvernement instaurait ainsi une administration protectionniste : elle protégeait en effet le commerce interne.

La révolution agricole et industrielle : mécanisation et conséquences

Révolution agricole allemande

Au début du 19e siècle, la société allemande était encore organisée autour de la féodalité : les paysans étaient asservis et ils payaient leurs loyers en travaillant sur les terres seigneuriales. Comme les terres étaient morcelées en petites exploitations, les modes de production étaient encore traditionnels. C’est entre 1815 et 1860 que les agriculteurs de l’Allemagne ont intégré les innovations techniques en agriculture. C’est donc à cette époque que la productivité a augmenté, permettant également à la population d’augmenter tout autant.

Dès 1815, la croissance agricole était en pleine croissance. Cette croissance rapide s’explique en partie par l’attitude innovatrice des propriétaires fonciers qui n’hésitaient pas à investir dans les nouvelles technologies et les nouveaux modes de production. En 1850, les innovations agricoles étaient de plus en plus nombreuses en Allemagne et complétaient les importations britanniques du début du siècle. Rapidement, l’Allemagne s’est démarquée dans le domaine de la chimie. Cette spécialisation a permis à ce pays d’occuper une place de premier plan dans la recherche d’engrais.

Le rôle protectionniste de l’État

Tout au long du processus d’industrialisation en Allemagne, l’État a continué à jouer un rôle protectionniste, en prenant plusieurs mesures visant à protéger les industriels allemands. Par exemple, l’État allemand a favorisé l’expansion du chemin de fer, a facilité la constitution des grandes entreprises, a adopté des mesures économiques protectionnistes et a supporté la formation professionnelle. Le rôle de l’État a marqué fortement l’industrialisation. D’ailleurs, l’Allemagne a été le premier pays à assurer la protection sociale, à offrir une assurance maladie et à protéger les ouvriers contre les accidents de travail.

L’implantation industrielle

Les industries se sont implantées relativement lentement avant 1850 en Allemagne. Ce rythme plus lent s’explique par la grande disparité entre chaque bassin industriel. De plus, sur le plan technologique, l’Allemagne, étant en retard, dépendait de la Grande-Bretagne et même de la France. C’est en 1850 que les premières grandes manufactures ont été mises sur pied. Cette année marque ainsi le début des activités industrielles modernes comme les filatures de coton et la sidérurgie. C’est également le début d’une phase d’industrialisation plus rapide.

Les industries s’appuyaient en partie sur la forte tradition marchande des ports du Nord et du soutien apporté par l’État. En 1850, le tiers de la main-d’œuvre allemande travaillait avec des machines. C’est également à cette époque que les Allemands ont développé la chimie. Dans le secteur du textile, le travail s’effectuait encore manuellement. Toutefois, les innovations en chimie ont favorisé l’essor de ce secteur grâce à la création de plusieurs colorants textiles. Les innovations dans le secteur du textile se sont grandement inspirées du modèle britannique. Les industriels allemands ont construit et importé diverses machines. Cette implantation de la mécanisation a causé la faillite de plusieurs entreprises artisanales.

Entre 1848 et 1870, l’Allemagne a réussi à rattraper son retard industriel sur la France. À la fin de la période, ce sont les deux tiers de la population qui travaillent dans le secteur industriel. La chimie était encore le secteur économique le plus important. Après 1870, les grandes entreprises gagnent en importance et occupent une place primordiale dans l’activité industrielle.

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L’implantation industrielle minière à la fin du 19e siècle (cliquer pour agrandir)
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Les chemins de fer

Bien que le chemin de fer joue un rôle moins important dans le développement du pays qu'il a pu le faire aux États-Unis, ce nouveau mode de transport a eu un impact considérable sur le développement industriel allemand. En effet, rapidement, des connexions ferroviaires sont établies entre les différentes usines et les différents centres industriels répartis dans le pays.

La première ligne de chemin de fer a été complétée en 1838 et reliait Berlin à d’autres centres industriels. Cette nouvelle connexion, en plus d’aider aux entreprises déjà établies, a favorisé le développement industriel de Berlin. Plusieurs entrepreneurs se sont d’ailleurs lancés dans l’industrie ferroviaire puisqu’ils y voyaient de belles opportunités d’affaires.

Le rôle important joué par les banques

Le financement des industries en Allemagne ne s’est pas organisé sous le même modèle qu’en Grande-Bretagne. En effet, le financement industriel britannique s’effectuait surtout grâce aux investissements de capitaux à la bourse. En Allemagne, les investissements provenaient plutôt des associations entre les banques et les entreprises. Cette forme de financement a créé une forte concentration des capitaux à l’intérieur des frontières allemandes, il n’y avait pratiquement aucun investissement à l’étranger. La force de l’industrie était ainsi fortement reliée à la force économique et à la puissance nationale. L’émergence des industries a ainsi causé un fort développement des grandes banques. L’économie allemande était dorénavant orientée vers un capitalisme contemporain.

La croissance économique

La transformation vers une économie capitaliste et individualiste ne s’est pas faite du jour au lendemain. Il faut rappeler qu’à peine quelques années avant l’industrialisation de l’Allemagne, la société fonctionnait encore sous le mode féodal. Les structures financières qui pouvaient favoriser l’industrialisation n’étaient pas mises en place dans la société rurale. De plus, l’absence d’unité politique empêchait l’accumulation de capital suffisant pour l’investissement. Le développement économique a toutefois pu profiter des activités commerciales des villes portuaires et la naissance des grandes banques dans les villes.

La croissance industrielle a donc exigé la mise en place de structures financières importantes et le développement des banques modernes. Ces nouvelles grandes banques pouvaient ainsi assurer le financement des industries. Les banquiers jouissaient donc d’un rôle important dans les entreprises. Plusieurs d'entre eux siégeaient sur le conseil d’administration des entreprises. Ils profitaient ainsi d’un droit de vote dans l’entreprise. L’économie se développant de cette manière, c’était le capital financier qui contrôlait presque entièrement le capital industriel.

Le développement d’un marché intérieur, stimulé par l’accord de libre-échange interne, a été la base du développement industriel ainsi que la base de l’unification nationale. Les particularités culturelles allemandes ont également favorisé le développement économique : fortes traditions commerciales déjà développées, traditions financières et organisation corporatiste du travail.

L’urbanisation

Les paysans, de plus en plus nombreux dans les campagnes grâce à la hausse démographique, se déplaçaient de plus en plus vers les villes où ils cherchaient du travail dans les nouvelles industries. Les entreprises profitaient ainsi d’une main-d’œuvre peu qualifiée, mais disponible en quantité inépuisable. De nouvelles agglomérations urbaines se formaient autour des mines de charbon et des réseaux de chemin de fer. En effet, les entreprises s’installaient près des ressources naturelles et des moyens de transport. Les villes se développaient autour de ces entreprises. Les grandes cités étaient principalement formées d’un grand nombre de manufactures entourées de petites maisons réservées aux ouvriers.

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Les usines Krupp à Essen, 1864
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Avec les innovations techniques sont également venues les nouvelles industries, plus éloignées des mines de charbon : transformation des métaux, fabrication du verre, filature, tissage.

Les conditions de travail

Comme dans tous les pays récemment industrialisés, les conditions de travail des ouvriers étaient très difficiles : longues journées de travail, tâches épuisantes, insalubrité. Il en allait de même pour les conditions de vie : logements trop petits, humides et mal chauffés. De plus, les hommes, les femmes et les enfants devaient tous travailler. Les conditions étaient tout aussi difficiles pour les femmes et les enfants que pour les hommes.

Un exemple de réussite industrielle allemande : la famille Krupp

Si les États-Unis ont eu leur modèle de réussite économique avec Rockefeller, l’Allemagne a également eu son modèle : la dynastie des Krupp. L’aventure industrielle de la famille Krupp a commencé en 1811, à Essen. C’est dans cette ville que Friedrich Krupp a fondé son entreprise dédiée à la production de l’acier fondu. Krupp s’inspirait des techniques venues de la Grande-Bretagne. Toutefois, il a éprouvé quelques difficultés à développer la bonne méthode et l’acier qu’il produisait était de très mauvaise qualité. L’entreprise allait très mal. En 1826, à la mort de Friedrich Krupp, l’entreprise (alors plus ou moins rentable) a été reprise par sa veuve et son fils. Alors âgé de 14 ans, Alfred Krupp s’initiait à l’économie. Il a tout de même réussi à augmenter la rentabilité de l’entreprise de son père. Le développement a été assez lent jusqu’en 1850.
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Alfred Krupp
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C’est à ce moment que le boom de l’industrie ferroviaire a grandement aidé l’entreprise des Krupp. En effet, les chemins de fer et les locomotives exigeaient une grande quantité d’acier. La compagnie de Krupp a alors pris de l’expansion jusqu’à ce qu’elle devienne la plus grande aciérie du monde. Alfred Krupp a su profiter du développement du chemin de fer, de la marine et des machines.
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Le travail à l’aciérie Krupp
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Alfred Krupp a rapidement limité sa production aux essieux et aux ressorts. En 1859, Krupp s’est lancé dans la production militaire, en construisant, entre autres, des canons. Il a également introduit de nouvelles techniques à ses usines. Toujours à l’affût des moyens appropriés pour augmenter la rentabilité de son entreprise, Alfred Krupp a acheté des mines de fer et de charbon. En 1887, la compagnie dénombrait environ 45 000 employés. À la mort d’Alfred Krupp, c’est le fils de ce dernier qui a pris la relève : Friedrich Alfred Krupp.

Friedrich Alfred Krupp
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S’inspirant des méthodes de son père, il a acheté quelques chantiers de construction navale. La compagnie Krupp a profité de sa réputation et a obtenu de nombreuses commandes de matériel militaire. Le développement de Krupp s’est poursuivi jusqu’à la Première Guerre mondiale, pendant laquelle elle a continué à s’enrichir. À cette époque, Krupp était une compagnie réputée pour ses immenses canons. Après la Deuxième Guerre mondiale, l’entreprise s’est concentrée dans la production de camions. Aujourd’hui, l’entreprise est toujours en fonction. Elle a fusionné avec la compagnie Thyssen en 1997, formant ainsi la Thyssen Krupp AG, produisant des camions de qualité.

La vallée de la Rhur

La Rhur est une région d'Allemagne située en Rhénanie-du-Nord-Westpahalie, dans l'ouest du pays. La région est bordée par le fleuve du même nom, au sud.


La région de la Rhur, en rouge foncé
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Cette région s'est urbanisée durant la révolution industrielle, au 19e siècle, notamment grâce à ses ressources minières. L'exploitation de son charbon permettra le développement de l'industrie métallurgique et sidérurgique. La construction du chemin de fer à travers le pays fit augmenter à la fois l'activité industrielle et la population des villes de la région. La Rhur est ainsi devenue la plus importante région industrielle européenne.

La structure politique, les partis socialistes et les mouvements ouvriers

L’époque industrielle en Allemagne a été accompagnée de plusieurs transformations politiques, quelques révoltes populaires et par la formation de nombreux nouveaux partis politiques, inspirés du socialisme et du communisme.

Les premières révoltes populaires

Le premier mouvement populaire directement causé par l’industrialisation est survenu en 1844. Alors que la mécanisation s’implantait de plus en plus dans la production, les productions artisanales subissaient cette concurrence. D’ailleurs, plusieurs entreprises ayant conservé un mode de production artisanale ont fait faillite.
 
Les artisans à domicile se sont retrouvés sans emploi et sans revenu. Rapidement touchés par une famine, ces ouvriers ont vu leurs conditions de vie devenir de plus en plus difficiles, voire misérables. Cette pénible situation explique la naissance d’un mouvement de révolte chez les artisans. Toutefois, cette révolte fut rapidement écrasée dans le sang. Le premier mouvement ouvrier s’est développé à Berlin. La révolution berlinoise de 1848 a été l’occasion pour les ouvriers d’exiger le respect de leurs libertés fondamentales. Tout comme la révolte des artisans, celle des ouvriers de Berlin fut un échec.

La révolution berlinoise
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Le parti ouvrier socialiste d’Allemagne et le Programme de Gotha

En 1875, le parti ouvrier est fondé en Allemagne. D’ailleurs, ce parti existe encore aujourd’hui sous le nom du Parti social démocrate d’Allemagne. Ce parti s’est donné comme mandat de fonder l’État libre et la société socialiste, d’abolir l’exploitation et les inégalités sociales et d’établir la fraternité pour tous les Hommes. Le but de ce parti était alors également tourné vers la communauté ouvrière internationale.
 
En mai 1875, le parti se dote d’un programme politique : le programme de Gotha. Dans ce programme, plusieurs idées sont exprimées et de nombreuses réclamations sont faites. En résumé, le programme de Gotha considère que le travail constitue une source de richesse pour toute la société : tous doivent participer au travail et tous doivent recevoir les fruits de ce travail selon des besoins raisonnables. Au moment où ce programme est écrit, le problème de la société était que la classe ouvrière dépendait de la classe capitaliste qui contrôlait les moyens de travail.
 
Parmi les demandes principales du parti ouvrier, il y a :

  • L’établissement de sociétés ouvrières gérées par l’État;
  • Un État sous le contrôle diplomatique du peuple travailleur;
  • Un suffrage universel, secret et obligatoire pour tous les citoyens de 20 ans et plus;
  • Une législation directe, votée par le peuple;
  • Un service militaire pour tous et la formation d’une armée permanente;
  • Redonner la liberté de pensée et la liberté d’exprimer son opinion à la presse;
  • L’éducation générale du peuple par l’État, obligatoire, gratuite et laïque;
  • Établir les normes d’une journée de travail normale;
  • Interdire le travail des enfants et des femmes, causant un préjudice à la santé et à la moralité;
  • Protection de la vie et e la santé des travailleurs.

Ce programme a été très critiqué par Karl Marx dans Critique du programme de Gotha.

Une militante socialiste : Rosa Luxembourg

Née d’une famille de commerçants juifs en Pologne, Rosa Luxembourg (1871-1919) s’est alliée très tôt avec des mouvements socialistes révolutionnaires. Cette participation aux mouvements de rébellion l’a forcée à s’exiler en Suisse où elle a poursuivi ses études. Elle a déposé une thèse sur l’économie politique. Ses idées politiques réfléchies lui ont d’ailleurs permis de se tailler une place importante dans les mouvements auxquels elle a adhéré.

Rosa Luxembourg
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C’est en 1896 que Rosa Luxembourg s’est installée en Allemagne, où elle a rapidement rejoint les rangs du Parti social démocrate. Elle s’est également impliquée activement dans la première révolution russe en 1905 en organisant la propagande révolutionnaire. En 1907, elle est retournée en Allemagne où elle a commencé à enseigner l’économie politique et où elle a également fondé l’Internationale socialiste des femmes.
 
Arrêtée dès les débuts de la Première Guerre mondiale pour ses engagements et ses prises de position, elle a pratiquement passé toute la durée de la guerre en prison. À la fin de la guerre, elle fonde la Ligue Spartakus. C’est d’ailleurs à partir de textes rédigés en prison que le programme de cette ligue est établi. N’abandonnant jamais ses idées politiques et économiques, Rosa Luxembourg a toujours participé activement aux mouvements sociaux. En 1917, elle accueille favorablement la révolution russe, même si elle ne partageait pas le régime de Lénine, qui avait supprimé la démocratie.
 
À la fondation du parti communiste allemand, c’est encore elle qui a rédigé le programme politique. La carrière politique de Rosa Luxembourg a été arrêtée rapidement en 1919, année où elle a été assassinée par des officiers.

Le IIe Reich

En 1870, alors que l’industrialisation de l’Allemagne était en plein essor, la France a eu peur de cette nouvelle puissance économique. C’est pourquoi Napoléon III a ouvert un conflit avec l’Allemagne. Malheureusement pour lui, l’armée française a été anéantie par l’armée allemande. Cette victoire a permis à l’Allemagne d’acquérir l’Alsace ainsi qu’une partie de la Lorraine. Le fin de cette guerre franco-prussienne est marquée par le début de l’Empire allemand, déclaré le 18 janvier 1871. Par cette déclaration, l’Allemagne est devenue la plus grande puissance d’Europe.
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Le IIe Reich (cliquer pour agrandir)
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Cette nouvelle formation politique est également dénommée le IIe Reich (empire). Le IIe Reich est marqué par la gestion étatique autoritaire et monarchique. La vie politique a également changé avec l’instauration du IIe Reich puisque l’État a créé deux assemblées : une assemblée de citoyens (n’ayant pratiquement aucun pouvoir réel) et une assemblée d’États (majoritairement dominé par les Prussiens).

La Ligue Spartakus

Fondée en 1915 par Rosa Luxembourg et les membres de l’extrême gauche du parti social démocrate allemand, la Ligue Spartakus a rapidement eu une influence importante sur les ouvriers. Les ouvriers étaient alors en plein désarroi puisque la guerre de 1914-1918 avait mis fin aux avancées du Parti social démocrate. D’ailleurs, en pleine guerre, le Parti social démocrate s’oppose aux grèves des ouvriers.
 
C’est pourquoi des militants contre la guerre et contre les nouvelles mesures du Parti socialiste allemand se sont regroupés dans la Ligue Spartakus, qui se donne pour mandat d’organiser le mouvement contre la guerre avec la classe ouvrière. Entre 1917 et 1918, plusieurs mouvements de révolte ont été enclenchés par la Ligue Spartakus. En janvier 1918, plusieurs grèves ont lieu en Allemagne : les ouvriers réclament la paix. Le 4 novembre 1918, au port de Kiel, plusieurs marins refusent d’obéir à un ordre.

Le Parti communiste d’Allemagne

Dans tout le pays, des conseils d’ouvriers et de soldats sont formés. Le but était de doter la classe ouvrière d’une véritable arme politique. C’est pourquoi le parti communiste d’Allemagne a été fondé. Ce parti a grossi rapidement, mais a été décimé tout aussi rapidement : les dirigeants ont été assassinés, plusieurs membres importants ont été fusillés et exécutés. Après cela, le Parti communiste n’a jamais retrouvé de direction aussi forte. Les dirigeants hésitaient entre l’opportunisme ou les mesures de gauche.

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