Histoire h1209

La loi 101

La loi 101, aussi connue sous le nom de la Charte de la langue française, est adoptée par le gouvernement du Parti québécois de René Lévesque, en août 1977. L’objectif de la loi 101 est d’assurer la protection de la langue française. Pour ce faire, la Charte comporte plusieurs éléments :

  • Le français est l’unique langue permise pour l’affichage public (notamment pour les commerces);
  • La version française des lois est la seule qui est reconnue;
  • L’accès aux écoles anglaises est restreint aux enfants dont les parents ont fréquenté l’école anglaise au Québec (donc tous les immigrants doivent aller à l’école francophone);
  • Toute entreprise comptant plus de 50 employés doit détenir un certificat de francisation.


René Lévesque (cliquer pour agrandir)

Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Gilles Langevin, 1977

Toutefois, la Cour supérieure du Québec, puis la Cour suprême du Canada jugent inconstitutionnelle l’obligation d’afficher en français pour l’ensemble des commerces. Elles soutiennent également que cette loi brime la liberté d’expression protégée par les chartes québécoise et canadienne des droits. Le gouvernement libéral de l’époque, dirigé par Robert Bourassa, se voit dans l’obligation de voter une nouvelle loi, la loi 178, pour amender la loi 101. La loi 178 permet l’usage de l’anglais dans certaines situations.

Amender signifie modifier. Ainsi, les politiciens peuvent modifier les lois déjà existantes dans le but qu'elles répondent mieux à de nouvelles réalités notamment.

Ces lois sont très mal reçues par les anglophones du Québec et dans le reste du Canada. Au Québec, trois ministres anglophones démissionnent en guise de protestation : Clifford Lincoln, Herbert Marx et Richard French. Malgré tout, la loi 178 est adoptée par l’Assemblée nationale en décembre 1988.


Les trois ministres démissionnaires : Richard French, Clifford Lincoln et Herbert Marx (cliquer pour agrandir)
Source

Les vidéos
Les exercices
Les références