Science et technologie s1289

L'ouïe et l'oreille

L'anatomie de l'oreille

L’oreille est divisée en trois parties : l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.

L'oreille externe


Source
 
L’oreille externe est d’abord composée du pavillon. Il est fait de cartilage élastique surmonté d’une mince couche de peau et de poils parsemés. Le rôle de celui-ci est de capter les sons. Les sons sont dirigés vers le conduit auditif qui lui les achemine jusqu'au tympan. Ce conduit permet également de protéger l'oreille contre des insectes, des bactéries ou des poussières qui pourraient nuire à l'ouïe. Des glandes se retrouvant à l'intérieur du conduit auditif produisent une substance cireuse, le cérumen, qui est de couleur jaune brunâtre. Le cérumen emprisonne les poussières se trouvant dans le conduit et, normalement, il sèche et tombe à l'extérieur de l'oreille. Dans certains cas, il se forme un bouchon de cérumen qui doit être retiré.

L'oreille moyenne


1) Tympan  2) Osselets  3) Trompe d'Eustache  4) Muscle du marteau  Source

L'oreille moyenne comprend trois parties : le tympan, la chaîne d'osselets et la trompe d'Eustache. Le muscle du marteau est représenté à titre informatif sur l'image ci-dessus. De façon générale, le rôle de l'oreille moyenne est de transmettre (avec ou sans amplification) le son jusqu'à l'oreille interne. Elle équilibre aussi la pression de chaque côté du tympan.

Le tympan est une membrane mince, translucide et de forme conique. Il vibre sous l’effet des ondes sonores et transmet cette vibration aux osselets de l’oreille moyenne, qui sont d'ailleurs les trois plus petits os du corps humain. Le marteau (aussi appelé malleus) est relié à sa base au tympan afin de se faire transmettre les sons. Le second osselet, l’enclume (aussi appelé l’inclus) transmet cette vibration sonore à l'étrier (aussi appelé stapès). La base de ce dernier s’enfonce dans la fenêtre du vestibule afin d’aller transmettre les vibrations aux liquides contenus dans l’oreille interne.

 

La position des trois osselets : le marteau (à gauche), l'enclume (au centre) et l'étrier (à droite) Source

L’oreille moyenne communique aussi avec le pharynx par la trompe d’Eustache (trompe auditive). Ce conduit, généralement fermé, s'ouvre lors de la déglutition ou du bâillement dans le but de rééquilibrer les pressions d’air entre l’oreille moyenne et l’extérieur. Lorsqu'il y a une différence importante de pression entre l'environnement extérieur et le milieu interne de l'oreille, par exemple lorsqu'un avion décolle ou lorsqu'on descend une pente à grande vitesse à bord d'une montagne russe, les ondes sonores sont mal transmises par l'oreille moyenne, ce qui a pour effet "d'étouffer" les sons. Pour se "déboucher les oreilles", il suffit donc d'avaler ou de baîller pour permettre l'ouverture de la trompe d'Eustache qui équilibrera les pressions.

L'oreille interne


Source

L’oreille interne est composée de trois sections : le vestibule, les canaux semi-circulaires et la cochlée. C'est dans cette section de l'oreille que toute l'information en lien avec les sons et la position du corps dans l'espace est transformée en influx nerveux.

Le vestibule est l'espace au centre de l'oreille interne qui est situé tout juste après l'étrier. Il contient des cellules nerveuses qui détectent les mouvements du corps et qui transmettent des influx jusqu'au cervelet, tout cela pour que l'individu puisse garder son équilibre.

Quant aux canaux semi-circulaires, ils sont trois tubes circulaires remplis de liquide et ayant tous des orientations différentes dans l'espace (trois plans différents). À la base de chaque anneau, il y a des récepteurs qui détectent les mouvements du liquide contenu dans les canaux semi-circulaires et ils transmettent l'information au cervelet encore une fois. 

Le cerveau intègre l'information provenant des yeux et des canaux semi-circulaires afin de bien se situer et se déplacer dans l'espace. À cela s'ajoute aussi l'information reçue des récepteurs dans les muscles du corps. Lorsque les informations entrent en contradiction les unes avec les autres, le cerveau n'arrive pas à analyser correctement la situation et c'est à ce moment que l'individu souffre de nausées et des vertiges.

Finalement, la cochlée, aussi appelée limaçon à cause de sa forme, renferme les cellules nerveuses associées à l'audition qui sont responsables de la transformation des vibrations sonores en influx nerveux. Les sons, après avoir traversés l'oreille moyenne et le vestibule, atteignent la cochlée et font vibrer le liquide à l'intérieur de celle-ci. Les petits cils à l'intérieur de la cochlée sont stimulés par les vibrations du liquide. Certains réagissent aux hautes fréquences (sons aigus), soit ceux situés près du vestibule, et d'autres aux basses fréquences (sons graves), ceux situés à l'extrémité de la cochlée. Plus un son est fort, plus il y a de cellules qui sont stimulées.

La physiologie de l'oreille

Le trajet des sons et de l'influx nerveux

Tout d'abord, un son se fait entendre dans l'environnement et se rend jusqu'à nous via des ondes sonores qui sont transmises par l'air. Ces ondes sonores (vibrations sonores) sont captées par le pavillon externe de l'oreille qui les dirige dans le conduit auditif. Ensuite, elles frappent le tympan, ce qui le fait vibrer. Cette vibration traversera les trois osselets (marteau, enclume, étrier) pour finalement atteindre le vestibule. Le liquide dans la cochlée perçoit les vibrations sonores qui affectent les cils qui tapissent l'intérieur de la cochlée. Les cils, qui sont en quelque sorte des transformateurs, convertissent les vibrations en influx nerveux. Cet influx parcourt ensuite le nerf auditif pour finalement être analysé dans l'aire auditive du cerveau. C'est à ce moment qu'on peut vraiment dire que l'on entend un son.

 


Les vidéos

 

Les exercices
Les références