Histoire h1188

L'urbanisation et le bébé-boum

L'agglomération urbaine

Les combats de la Deuxième Guerre mondiale se sont surtout déroulés en Europe. Pour cette raison, plusieurs pays situés sur ce continent doivent se reconstruire. Ils ont besoin de ressources humaines et matérielles afin de créer de nouvelles infrastructures et de réparer celles qui ont été endommagées. Le Canada contribuera à la reconstruction de l’Europe à sa manière. Celui-ci fournira des ressources aux pays touchés, ce qui créera de nombreux emplois à travers le pays. Ce contexte sera grandement avantageux pour l’économie canadienne.

Le début du 20e siècle a été marqué par de nombreuses années de rationnement à cause des deux guerres mondiales. De plus, entre les deux conflits, la population canadienne a subi la dure réalité économique de la Grande Dépression. La fin de la Deuxième Guerre mondiale et l’augmentation des emplois marquent le début d’une période de prospérité presque généralisée au Canada. Les gens ont maintenant une capacité et un pouvoir d’achat plus importants. Cette période de prospérité sera marquée par la création de banlieues, par de nombreuses infrastructures (telles que des autoroutes) et par un important bébé-boum à travers le Québec et le Canada.

Les banlieues

Le contexte de l'après-guerre favorise la croissance urbaine et l'étalement urbain. La hausse de popularité de l'automobile et le développement du réseau routier mènent à l'apparition de banlieues autour des villes déjà existantes. Puisque les gens ont davantage d’argent, ils ont également plus facilement accès au crédit, ce qui leur permet d'acheter une maison, chose qui était impossible auparavant. La maison unifamiliale (bungalow) devient de plus en plus répandue dans les banlieues.

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Les maisons unifamiliales de type bungalow sont nombreuses dans les banlieues.

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Les infrastructures

Avec la création de banlieues et la hausse du nombre d’automobiles, il devient rapidement nécessaire de créer de nouvelles routes et autoroutes. L’objectif, dans la plupart des cas, est de relier les banlieues entre elles, mais surtout de lier chaque banlieue à la grande ville à proximité, là où les emplois et les services se trouvent. De plus, afin de favoriser le transport des biens et des ressources, de nouvelles autoroutes relient les grandes villes d’Amérique du Nord. Ne faisant pas exception à cette réalité, le réseau routier du Canada s’est grandement développé au cours de cette période. L’exemple le plus important se déroule entre 1949 et 1962, alors que le Canada investit dans la création d'une autoroute d’une longueur de plus de 8000 kilomètres. Puisque cette autoroute traverse le Canada d’est en ouest, on la nomme « la Route transcanadienne ».

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Avec l’augmentation du nombre de voitures et l’étalement urbain, la construction de nouvelles routes devient prioritaire.

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Le bébé-boum

Après une période de baisse de natalité (liée aux deux guerres mondiales et à la Grande Dépression), la tendance sera directement inversée. Cette période, caractérisée par une augmentation considérable des naissances, commence en 1950 et se poursuivra jusqu’en 1965

Le taux de natalité, qui correspond au nombre de naissances pour 1000 habitants, grimpera à partir de 1945. Cette année-là, le taux est de 24,3 naissances pour 1000 habitants. En 1946, il est de 27,2 et il oscille entre 27 et 28,5 jusqu'en 1959 avant de commencer à descendre. Durant cette période, on a compté 1,5 million de naissances au Canada, pour une moyenne de 100 000 enfants par année. C’est ce qu’on appelle le bébé-boum.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette hausse de natalité :

  • Les hommes sont de retour de la guerre en Europe;

  • Les femmes ont plus d'enfants en moyenne, comparativement aux périodes précédentes (les deux guerres et la Crise économique de 1929);

  • Les gens se marient plus tôt;

  • Plusieurs unions retardées à cause des temps difficiles se sont concrétisées à partir de 1945;

  • On observe une baisse de la mortalité infantile.

La hausse de la natalité sera également perceptible chez les peuples autochtones. Entre 1960 et 1980, la population de ce groupe aura plus que doublé, passant de 21 000 à environ 50 000 personnes. En plus des facteurs mentionnés ci-haut, la sédentarisation de certains peuples contribue à l’augmentation des naissances. Le phénomène du bébé-boum n'est pas propre au Québec et au Canada. On assiste à cet accroissement marqué des naissances aux États-Unis ainsi qu'en Europe.


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