Bonjour
RobotSigma9821, je t'explique:En
arithmétique, une
puissance de deux désigne un nombre noté sous la forme 2
n où
n est un
entier naturel. Elle représente le
produit du nombre 2 répété
n fois avec lui-même, c'est-à-dire : 2×⋯×2⏟n facteurs
.
Ce cas particulier des puissances entières de deux se généralise dans l'ensemble des
nombres réels, par la fonction
exponentielle de base 2, dont la fonction réciproque est le
logarithme binaire.
Par convention et pour assurer la
continuité de cette fonction exponentielle de base 2, la puissance zéro de 2 est prise égale à 1, c'est-à-dire que 20 = 1.
Comme 2 est la base du
système binaire, les puissances de deux sont courantes en
informatique. Sous forme binaire elles s'écrivent toujours « 10000…0 », comme c'est le cas pour une
puissance de dix écrite dans le
système décimal.
En informatique, outre la base dix, on utilise très fréquemment le
système binaire (base deux) puisque la logique booléenne est à la base de l'électronique numérique. Deux symboles suffisent : 0 et 1. Cette unité élémentaire ne pouvant prendre que les valeurs 0 et 1 s'appelle un
bit (contraction de l'anglais
binary digit). Une suite de huit bits s'appelle un
octet.
Notations usuelles
Suivant le domaine d'activité, une puissance de deux se note :
2
n ;
2 ^
n ;
2 **
n ;
2 [3] n ;
2 ↑
n (
Notation des puissances itérées de Knuth) ;
puissance(2,n) ou en anglais, power(2,n) ;
1 << n (en binaire,
décalage de bit à gauche) ;
H3(2,
n)
[réf. souhaitée] ;
2 →
n (
Notation des flèches chaînées de Conway).
Il existe plusieurs prononciations :
2 exposant
n ;
2 puissance
n ;
2 à la puissance
n ;
2 élevé à la puissance
n ;
n-ième puissance de 2.
Mathématiques
L'ensemble des sous-ensembles (ou parties) de l'ensemble A, ou encore, l'ensemble puissance de A : P(A) = 2^A
[1].
Informatique
L'
informatique qui est basée sur le
système binaire utilise toujours les puissances de deux. En particulier, 2n donne le nombre de façons dont les
bits dans un entier binaire de longueur
n peuvent être arrangés. Par exemple, un
octet contient 8 bits et peut donc stocker 28 valeurs différentes (soit 256).
Aussi, un
kibioctet contient 1 024 (210) octets.
La plupart des dimensions en informatique sont des sommes de puissances de 2, que ce soit pour la taille de la mémoire (2, 4, 8 ou 12 gibioctets), la résolution vidéo (pour un écran de 14 pouces, il y a généralement 640 par 480 pixels, où 640 = 512 + 128 et 480 = 256 + 128 + 64 + 32) ou le dimensionnement des
mémoires de masse.
Premières puissances de deux
Les trente-trois premières puissances de deux
[2] sont :
20 =
1 ;
21 =
2 ;
22 =
4 ;
23 =
8 ;
24 =
16 ;
25 =
32 ;
26 =
64 ;
27 =
128 ;
28 =
256 ;
29 =
512 ;
210 =
1 024 ;
211 = 2 048 ;
212 = 4 096 ;
213 = 8 192 ;
214 = 16 384 ;
215 = 32 768 ;
216 =
65 536 ;
217 = 131 072 ;
218 = 262 144 ;
219 = 524 288 ;
220 =
1 048 576 ;
221 = 2 097 152 ;
222 = 4 194 304 ;
223 = 8 388 608 ;
224 = 16 777 216 ;
225 = 33 554 432 ;
226 = 67 108 864 ;
227 = 134 217 728 ;
228 = 268 435 456 ;
229 = 536 870 912 ;
230 = 1 073 741 824 ;
231 = 2 147 483 648 ;
232 =
4 294 967 296.
Puissance de deux ayant comme exposant une puissance de deux
Les cellules de mémoires modernes et les registres manipulent souvent un nombre de bits qui est une puissance de deux. Les puissances les plus fréquentes qui apparaissent sont celles dont l'exposant est aussi une puissance de deux.
La notation
22nsignifie2(2n)
(et non (22)
n, cette dernière expression valant en fait 22
n=4
n).
Exemples[3]n = 6 : 264 = 18 446 744 073 709 551 616 ;
n = 7 : 2128 = 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456.
Autres puissances de deux remarquables
224 = 16 777 216, le nombre de
couleurs uniques qui peuvent être affichées en
couleurs vraies, qui est utilisé par la plupart des
écrans d'ordinateur.
Ce nombre est le résultat de l'utilisation du système à trois canaux
RVB, avec 8 bits pour chaque canal, ou 24 bits au total.
232 – 1 = 4 294 967 295 est la taille maximale d'un fichier dans le système de fichiers
FAT32, soit 4
Gio moins 1 octet.
232 =
4 294 967 296 est le nombre d'adresses
IPv4.
264 – 1 = 18 446 744 073 709 551 615, est le nombre de grains de blé que
Sissa, l'inventeur légendaire du jeu d'
échecs, a demandé à son seigneur à travers un
problème mathématique : un (20) sur la première case, deux (21) sur la deuxième case, puis quatre (22), huit (23), seize (24), etc. jusqu'à 263 car un échiquier comporte 64 cases. Il aurait ainsi dû recevoir 264 – 1 grains, nombre tellement élevé que même en 2012, il représente 1000 fois la
production mondiale annuelle de blé.
2128 = 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 768 211 456, qui vaut approximativement 3,4 × 1038, est le nombre d'adresses
IPv6.
2210 = 21024 = 1,797693134862315907729305190789e+308 est le plus grand entier représentable par la norme
IEEE 754.
Théorèmes
La
somme des n premières puissances de 2 est égale à la puissance de 2 suivante moins 1 :
Sn=∑i=0n−12i=2n−1
ou encore : toute puissance de 2 est égale à la somme de toutes les puissances de 2 inférieures plus 1 :
2n=Sn+1.
Les puissances de 2 sont donc des
nombres presque parfaits.
Un entier est divisible par 2
n si et seulement si ses
n derniers
chiffres binaires sont tous des zéros.
Les puissances de 2 sont les seuls nombres qui ne sont pas divisibles par un nombre impair autre que 1.
Les
chiffres des unités des puissances successives de 2 forment une
suite périodique (2, 4, 8 et 6).
Les nombres formés par les chiffres des dizaines et des unités des puissances successives de 2 (en partant de 22) forment également une suite périodique (04, 08, 16, 32, 64, 28, 56, 12, 24, 48, 96, 92, 84, 68, 36, 72, 44, 88, 76 et 52).
Chaque puissance de 2 est une somme de
coefficients binomiaux :
2n=∑k=0n(nk).
Le nombre réel 0,12481632641282565121024… formé par la suite (2
n)
n∈ℕ des puissances de 2 est un
nombre univers[4].
Le développement décimal de la fraction110N−2
vaut ∑k=1+∞2k×10−Nk
, c'est-à-dire que le k
-ième groupe de N
chiffres correspond à 2k
, les décimales surnuméraires s'additionnant avec le nombre précédent.
Nombre premier de Mersenne
Article détaillé :
Nombre de Mersenne premier.
Un
nombre de Mersenne premier est un
nombre premier de la forme 2
N – 1. Par exemple, le nombre premier
31, qui s'écrit sous la forme 25 – 1.
Pour que 2
N – 1 soit premier, il est
nécessaire que
N le soit, mais cette condition n'est pas
suffisante. Le plus petit
contre-exemple est
211 – 1 = 2047 = 23 × 89.
Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «
Power of two » (
voir la liste des auteurs).
Mario Bunge,
Ontologie I. L'agencement du monde, 2024, p24
La
liste des 1 000 premières puissance de deux [
archive] figure dans les liens externes de la suite
A000079 de l'
OEIS.
La
liste des 22n jusqu'à n=13 [
archive] figure dans les liens externes de la suite
A001146 de l'OEIS.
Dans son livre
Tracking the Automatic ANT And Other Mathematical Explorations,
David Gale donne une démonstration, et il cite un programme de cinq lignes de Stephan Heilmayr écrit en langage
Mathematica, qui donne le plus petit exposant de 2 voulu quand on lui donne la séquence recherchée.












