Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à cette question : chacun organise son été en fonction de sa réalité.
Certains parents doivent travailler à temps plein, d’autres ont un budget limité, ou des enfants aux besoins particuliers. L’important, c’est d’être à l’écoute de nos enfants et de leur offrir des vacances reposantes, dans la mesure du possible.

L’idée que je me fais du repos nécessite qu’on délaisse, quelques semaines par année, les structures et les routines du quotidien.
Ne pas courir le matin, sauter le cours de danse ou de natation, se lever à l’heure qu’on veut, manger entre les repas, se baigner en famille à 23h « parce qu’il fait trop chaud », laisser les enfants porter des vêtements dépareillés, faire une sieste, lire ou, encore, ne pas lire du tout, jouer tous ensemble à des jeux de société, faire le gâteau qu’on n’a jamais le temps de cuisiner, etc.
Avoir la liberté de ne rien faire
Comme je suis pigiste, ce temps de liberté dure tout le mois de juillet. Un mois complet à la maison, sans routine. Notre seule activité hebdomadaire est le club de lecture Les aventuriers du livre offert par notre bibliothèque municipale. Un retour d’une heure à la civilisation qui favorise la lecture dans un cadre ludique... tout en permettant aux parents de lire une heure à l’air conditionné!
La première semaine de vacances à la maison est toujours la pire : les enfants se chicanent et ne savent pas quoi faire. Ils chialent, s’ennuient et passent beaucoup trop de temps devant les écrans. La semaine suivante, par contre, ils adoptent un rythme plus lent, plus naturel et relâché.
Un rythme de vacances
Libres, les filles s’inventent mille et un jeux. Elles montent des pièces de théâtre, jouent à l’école, font une émission de cuisine (qu’elles espèrent diffuser sur une vraie chaîne de télé comme YouTube!), écrivent des livres (qu’elles éditent elles-mêmes!), mettent sur pied une bibliothèque municipale, une garderie, une fermette.
Elles se baignent, jouent aux pirates et aux sirènes, vont au parc, bricolent des vêtements, peignent des roches et organisent un magasin pour les vendre, mettent sur pied un kiosque de limonade, se maquillent, cuisinent des « mets » avec de la terre et des fleurs sauvages, et vivent des aventures de mousquetaires en combattant avec des branches en guise d’épées.
Elles capturent un crapaud et le nourrissent, ouvrent un restaurant pour leurs poupées, tournent des vidéoclips de leurs chansons favorites, cherchent des idées de bricolages sur Pinterest, construisent une cabane de couvertures et y dorment pour la nuit, etc.
Vivement le retour de la routine!
Au mois d’août, par contre, la routine se réinstalle tranquillement.
Vers la fin du mois, une visite chez la coiffeuse s’impose toujours pour dompter les chevelures négligées. Nous achetons de nouveaux souliers et étiquetons le matériel scolaire avec fébrilité. Les filles trépignent d’impatience de retourner à l’école.
La vie « normale » nous manque, et on finit toujours par se dire : vivement le retour de la routine!