Lorsqu’ils jettent un coup d’œil au bulletin de leur enfant, bien des parents disent à ce dernier : « L’important, ce ne sont pas tant les résultats et les notes, que l’effort ».
Ce genre de commentaire est sain quand on souhaite que son enfant fasse de son mieux, sans vouloir lui imposer une pression de performance.
Cependant, lorsque l’on perçoit que notre enfant fournit de moins en moins d’efforts dans ses tâches scolaires, qu’il néglige ses travaux et qu’il démontre peu d’intérêt pour l’école, comment réagir?

Avant de le traiter de paresseux ou de fainéant (coller des étiquettes ou lancer des insultes n’a jamais été prouvé comme étant une méthode éducative efficace!), il est important de comprendre que son attitude s’explique peut-être par d’autres causes que l’oisiveté ou la recherche délibérée de facilité. Avant de lui faire la morale, il peut être utile de réfléchir en se posant les quelques questions suivantes :
Vous questionner sur tous ces points demande du temps, certes. Mais cela peut vous aider à réfléchir au fonctionnement global de votre enfant et d’émettre des hypothèses plausibles pouvant expliquer son manque d’efforts. Cela vous préparera à ouvrir un dialogue avec lui en vous mettant en mode « curieux » et en vous montrant soucieux de sa santé physique et mentale, plutôt que de ne vous concentrer que sur son rendement scolaire en adoptant un ton accusateur qui pourrait l’amener à se replier sur lui-même.
Un manque d’effort scolaire, au-delà d’être un problème en soi, peut parfois être le symptôme ou les signes précurseurs d’un problème plus large qui mérite votre attention. Aussi, peut-être qu’il s’agit simplement d’une perte de motivation passagère et normale qui ne mène pas tout droit à un abandon scolaire.
Peu importe la raison qui se cache derrière son manque d’effort, la meilleure façon de le savoir est d’avoir une discussion franche avec lui en cultivant votre relation de confiance mutuelle. C’est cette relation de confiance qui vous permettra de le soutenir tout au long de son cheminement scolaire.
Chose certaine, l’accuser de paresse ne fera que lui boucher les oreilles et le rendre plus hésitant à se confier à vous en cas de difficultés ou de détresse.