Matières
Niveaux
Au début des années 1960, la politique d’immigration du Canada privilégie l’arrivée d’immigrants en fonction de leur formation professionnelle et accueille davantage de personnes venant de pays non occidentaux. Le gouvernement du Québec crée le ministère de l’Immigration du Québec en 1968, une action liée à l’affirmation nationale du Québec dans le contexte de la Révolution tranquille.
On parle d’immigration lorsqu’une personne s’installe dans un pays étranger (pays d’accueil) de manière temporaire ou définitive.
De nombreuses personnes continuent d’immigrer au Canada et au Québec. Au début des années 1960, le gouvernement du Canada permet à un plus grand nombre d’immigrants provenant de pays non occidentaux de venir s’installer au pays. Les immigrants sont principalement sélectionnés selon leur formation professionnelle afin de combler les besoins en main-d’œuvre.
Le terme occidental désigne ce qui est à l’ouest. Les termes pays occidentaux font référence aux pays de l’Amérique, de l’Europe et de l’Australie.
La province de Québec souhaite obtenir plus d’autonomie concernant le choix des immigrants. C’est pourquoi elle fonde, en 1968, le ministère de l’Immigration du Québec.

Bureau de l’immigration à Dorval en 1970
En 1976, le gouvernement fédéral de Pierre Elliott Trudeau adopte la Loi sur l’immigration. Cette loi vient élargir les critères d’admissibilité des personnes voulant immigrer au pays.
Deux ans plus tard, le gouvernement provincial du Québec, mené par René Lévesque, réclame au gouvernement fédéral plus de pouvoir concernant l’immigration, surtout par rapport à la connaissance de la langue française. Après une entente avec Ottawa, l’entente Cullen-Couture, le gouvernement du Québec obtient plus de liberté quant à la gestion du nombre d’immigrants pour la province et aux critères de sélection de ceux-ci.
L’augmentation de l’immigration au Québec, particulièrement à partir des années 1970, transforme de manière significative le paysage socioculturel de la province. De plus en plus de personnes d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud viennent s’y installer. La majorité des nouveaux arrivants choisit de s’établir dans la région de Montréal, ce qui augmente le caractère multiculturel de la ville. Cette période est également marquée par des efforts de francisation importants pour assurer une culture francophone commune.
Cette diversité croissante de la population québécoise s’explique notamment par l’accueil de nombreux groupes de réfugiés, qui fuient des contextes de guerre ou de dictature dans leur pays d’origine.
Le multiculturalisme encadre la coexistence de plusieurs cultures dans une société.
Un réfugié ou une réfugiée est une personne qui a dû quitter son pays d’origine afin d’échapper à une catastrophe naturelle, à une guerre ou à des persécutions qui menacent sa vie et sa sécurité.
La Loi sur l’immigration de 1976 élargit les critères d’admissibilité et appuie l’accueil de réfugié(e)s.
Dans les années suivantes, le Québec accueille des milliers de personnes qui fuient la guerre ou la dictature. De nombreuses personnes fuyant la dictature de Jean-Claude Duvalier à Haïti se réfugient dans la province. De nombreux Vietnamiens et Vietnamiennes fuyant la guerre du Vietnam et ses conséquences font de même.
Ces personnes contribuent à la diversité des communautés culturelles.

Une famille vietnamienne arrivée à Montréal
Un programme de parrainage est mis en place par le gouvernement de René Lévesque en 1979 pour aider les personnes vietnamiennes qui souhaitent immigrer au Québec.