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La consommation d’appareils électroniques et de services numériques a un impact sur l’environnement. On te donne des astuces pour réduire ton empreinte écologique.
L’impact écologique d’un geste ou d’un objet peut-être mesuré à l’aide de différents indicateurs. Par exemple, l’impact écologique peut être évalué à l’aide de l’empreinte carbone et de l’empreinte écologique.
L’empreinte carbone désigne la quantité de gaz à effet de serre (GES), principalement le dioxyde de carbone (CO₂), qui est produite par les activités humaines comme :
L’empreinte écologique est une estimation de la surface terrestre (ou aquatique) nécessaire pour permettre à un individu :
La pollution numérique provient principalement de la fabrication d’appareils électroniques, comme les téléphones cellulaires et les ordinateurs, suivie de leur utilisation.
En 2022, l’ampleur de la pollution numérique était telle que l’industrie du numérique dégageait presque deux fois plus de gaz à effet de serre (GES) que l’industrie de l’aviation[1].
Pour comprendre l’impact de notre consommation numérique, il est important de considérer le cycle de vie des appareils électroniques au complet, de l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie.
Lorsqu’on évalue l’impact d’un produit depuis sa fabrication jusqu’à sa fin de vie, on parle d’Analyse de Cycle de Vie (ACV).
Pour mieux comprendre la pollution causée par le numérique, voici, en trois étapes, l’impact environnemental du cycle de vie d’un téléphone intelligent[2] :

Cette étape est la plus polluante. Elle correspond à environ 80 % des émissions de CO2[3] produites au cours de la vie d’un téléphone intelligent.
Pour fabriquer un téléphone cellulaire, on peut avoir besoin de l’extraction de plus de 70 kg de matières premières en plus de 76 010 L d’eau[4].

L’utilisation a un impact écologique important, puisque les centres de données fonctionnent 24 h sur 24 pour héberger et traiter les recherches, les pièces jointes et les vidéos.
Souvent, les centres de données sont situés dans des pays qui emploient des sources d’énergies fossiles qui sont très polluantes[2].
De plus, les centres de données ne consomment pas que de l’électricité : ils produisent tellement de chaleur qu’il faut des millions de litres d’eau pour les refroidir.

En fin de vie, l’impact écologique d’un appareil va dépendre de ce qu’on choisit de faire de lui lorsqu’on veut s’en débarrasser. Par exemple :
L’intelligence artificielle générative (IAG) facilite tout plein de tâches mais, en coulisses, elle demande énormément d’électricité pour fonctionner. Chaque fois que tu l’utilises pour lui poser une question ou pour générer une image, un centre de données est sollicité quelque part dans le monde.
Un centre de données est un immense bâtiment rempli de milliers d’ordinateurs très puissants qu’on appelle des serveurs. Les centres de données rassemblent également du matériel réseautique et d’autres systèmes de stockage.
Les centres de données fonctionnent 24 heures sur 24 afin d’y stocker tous nos courriels, photos et vidéos en ligne et afin de traiter nos requêtes faites à l’intelligence artificielle et nos recherches web. Comme ils ont besoin d’une source d’énergie constante, ils utilisent souvent du gaz naturel ou du charbon, ce qui les rend très polluants. De plus, ils ont besoin de beaucoup d’eau (environ 1 363 827 litres par jour)[5] pour refroidir leurs serveurs.
En 2022, les centres de données d’un seul fournisseur ont consommé plus de 21 millions de mètres cubes d’eau[6]. C’est l’équivalent de plus de 8 400 piscines olympiques de 2 m de profondeur remplies à ras bord!
La quantité exacte d’énergie consommée par les modèles d’intelligence artificielle (ChatGPT, Gemini, etc.) n’est souvent pas divulguée. On ne sait donc pas précisément à quel point l’IA est polluante. Par contre, on sait que les centres de données qui font rouler l’IA fonctionnent 24 heures sur 24. Comme ils ont besoin d’une source d’énergie constante, ils utilisent souvent du gaz ou du charbon, ce qui les rend très polluants.
On estime que l’utilisation de l’IA partout dans le monde pourrait bientôt consommer plus d’électricité que le Japon entier[7].
Poser une question à une IA demande environ 10 fois plus d’énergie[8] qu’une simple recherche sur un moteur de recherche classique. Voici quelques exemples de l’impact environnemental de notre utilisation de l’IA générative :

Ces actions, multipliées par des millions d’utilisateurs chaque jour, font exploser les demandes en énergie électrique. C’est pourquoi il est important d’utiliser l’IAG avec modération. D’ailleurs, lorsque tu donnes une instruction à l’IA, assure-toi qu’elle est complète et bien rédigée, car une question vague qui nécessite plusieurs échanges et corrections est plus énergivore[9].
Attention : faire preuve de sobriété numérique n’équivaut pas à arrêter d’utiliser les outils numériques. L’important est de les utiliser en faisant preuve de jugement et de se questionner sur la pertinence de son utilisation.

Par exemple, utiliser l’IAG pour t'aider à comprendre une notion difficile ou pour générer un jeu-questionnaire afin de réviser avant un examen est une utilisation judicieuse de l’IAG. Par contre, utiliser l’IAG pour créer des images drôles ou des vidéos inutiles l’est moins.
Pour savoir comment Alloprof met en place ses principes de sobriété numérique dans ses produits, tu peux consulter la page L'intelligence artificielle et Alloprof.
Ce tableau peut t’aider à comparer l’utilisation d’énergie de certaines de tes activités numériques quotidiennes[10, 11].

7 exemples d’activités numériques et leur consommation d’énergie
Il est possible de réduire sa pollution numérique en adoptant des habitudes numériques écoresponsables. C’est ce qu’on appelle la sobriété numérique.
Afin de faire preuve de sobriété numérique, tu peux utiliser la stratégie des 5R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Réparer et Recycler.
Refuser

Réduire

Réutiliser

Réparer

Recycler

Jordan, P. (2022, 24 mai). Deux fois plus polluant que l’aviation, le numérique pèse insidieusement sur le climat. RTS.[URL]
Ville de Montréal, arrondissement du Sud-Ouest. (s.d.). La pollution numérique. [URL]
Planète Énergies. (2025). Analyse du cycle de vie d’un téléphone portable. (URL)
République française. (2025, le 28 mai). Combien de matières premières pour satisfaire la consommation des Français? (URL)
Smith, A. (2025, 22 avril). Data’s dark, thirsty side. ABC National.(URL)
Towler, L. (2025, 16 juillet). The hidden environmental cost of digital: Insights from UNCTAD’s 2024 report.(URL)
L’IA consommera autant d’électricité qu’un pays entier. (2025, 7 juin). Le Journal de Montréal.(URL)
O’Donnell, J. et Crownhart, C. (2025). We did the math on AI’s energy footprint. Here’s the story you haven’t heard. MIT Technology Review. (URL)
Google. (2025). Google 2025 Environmental Report. (URL)
République française, Réseau Canopé. (2026). Les IA génératives en éducation. Repères, ressources et activités pour la classe. (URL)
Vahdat, A. et Dean, J. (2025). How much energy does Google’s AI use? We did the math. (URL)